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Spiritualité des images 

 

 

Marilyn Monroe

 

Le grand monde d’Andy Warhol

 

Grand Palais, Paris

jusqu’au 13 juillet 2009

Voir aussi sur ce site
Gilles Castelnau, Warhol Unlimited

Gilles Castelnau

 

29 mars 2009
Andy Warhol était un dessinateur publicitaire qui, dans les années 1960, a été hypnotisé par l’envahissement de la société de consommation qui commençait à saturer vraiment tout l’espace américain. Il a plongé dans la vague et, puisqu’on voyait sur tous les murs, dans les pages des magazines et sur les écrans de cinéma et de télévision la répétition démultipliée à l’infini des mêmes images de moulins à légumes ou de boites de conserve qui semblaient devenir les symboles du nouvel « American Way of Life », il s’est amusé à reproduire, lui aussi, à l’infini, ces misérables images de la vie quotidienne.

C’était le Pop Art, l’ « art » populaire. L’objet ordinaire produit en série, l’article de bazar d’utilisation courante, bon marché, constamment sous nos yeux et jetable, typique du monde nouveau de l’après-guerre et que l’on découvrait justement.
« Une fois qu’on a commencé à penser pop, a-t-il dit, on ne peut plus voir l’Amérique de la même façon »

Et justement, les images réapparaissant de la manière la plus obsédante et auxquelles non seulement les citoyens américains ne pouvaient pas échapper mais surtout qu’ils adoraient regarder, étaient évidemment celles des personnalités les plus en vue.
Warhol développe alors, à partir du procédé de la sérigraphie, courant à l’époque et bon marché, une manière délibérément lamentable de reproduire ces portraits : les traits sont confus, les couleurs criardes, mécaniques et variées à l’infini. Les visages sont eux-mêmes multipliés par dizaines et sont traités eux aussi à la manière du Pop Art en objets éphémères de la société de consommation, cyniquement dépourvus d’humanité et de personnalité par la technique industrielle : Marilyn Monroe, Elvis Presley, Mao Tse-Toung tels qu’en eux-mêmes…

 

Mao Tse-Toung

Warhol expliquait : « Dans mon travail artistique, la peinture à la main prendrait trop de temps et, de toute façon, ce n’est plus de notre époque. Les moyens mécaniques sont d’aujourd’hui. »

Ce fut et c’est toujours l’énorme succès des humains que nous sommes qui contemplent la cruelle vérité de ce monde que nous reconnaissons comme étant bien le nôtre, la description de notre propre visage anonyme dans la foule.
Cela est si vrai que Jackie Kennedy, elle-même, Elizabeth Taylor et bien d’autres, ont pris un plaisir étrange à se faire ainsi représenter et les nombreux jeunes qui contemplent silencieusement et avec attention cette exposition du Grand Palais éprouvent sans doute à la fois l’horreur et la fascination cette extraordinaire image d’eux-mêmes qu’Andy Warhol leur renvoie, par delà les décennies.

 

 

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