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SpiritualitÉ des images

 

Le Vent pousse la mer, Triptyque 2004

 


Zao Wou-Ki

L’espace est silence

 

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
jusqu'au 6 janvier 2019

 

Gilles Castelnau

 

1er décembre 2018

40 très grands tableaux du peintre chinois-français Zao Wou-Ki sont présentés dans les salles du musée. L’espace est vaste et clair, il n’y a pas la foule, l’ambiance est tranquille, méditative.

Toutes les œuvres sont abstraites, très calmes, apaisées. Chacun peut y venir avec ses soucis, ses occupations, son idéal de vie et ses déceptions et projeter son angoisse ou son esprit heureux sur ces grandes toiles silencieuses.

Le Vent pousse la mer. Voyez l’immense toile placée ci-dessus en exergue. Elle mesure près de 2 m sur 4 et le visiteur se trouve enveloppé dans son amplitude. Le ciel d’orage sombre envahit-il l’espace comme une menace de malheur et de mort ? Ou la lumière bleutée va-t-elle au contraire gagner la partie ?
Il n’est pas sûr que ce soient le pessimisme ou l’optimisme du spectateur qui en décidera. Le dynamisme de la toile, la présence personnelle de l’auteur domine avec puissance et élan de joie.

 

10.09.72, En mémoire de May (10.03.72), 1972

 

Il n’en est pas toujours ainsi. A la mort prématurée de sa femme bien-aimée, Zao Wou-Ki a produit cette toile puis s’est arrêté de peindre. Ces grands objets noirs évoquent peut-être des troncs d’arbre morts emportés par un courant dont la couleur jaunâtre est certainement maléfique. Ils illustrent le désarroi et l’abandon moral où l’on peut se trouver.

En utilisant ce style abstrait, Zao Wou-Ki transmet si fort ses sentiments aux visiteurs que celui-ci non seulement y reconnaît les éléments de sa propre existence mais se trouve en même temps transporté dans celle de l’auteur.

 

Traversée des apparences, 1956.

 

Par ce titre un peu énigmatique, Zao Wou-Ki qui a abandonné l’idée de représenter la réalité telle qu’elle apparaît aux yeux, entend signifier qu’il la peint néanmoins de manière abstraite.

 

01.04.76 – Triptyque, Hommage à André Malraux, 1976

 

Zao Wou Ki voue ce triptyque au ministre André Malraux qui est récemment décédé pour le remercier de lui avoir accordé en 1964 la nationalité française.

 

Hommage à Claude Monet, février-juin 91 – Triptyque, 1991

 

Le commissaire de l’exposition écrit :

« Un jour, Zao Wou Ki se rend au musée de l’Orangerie. Il découvre les Nymphéas de Monet, il est frappé par leur profondeur et leur beauté. Au centre de ces immenses toiles, il vit l’expérience de l’immersion dans la peinture. Et c’est justement ce qu’il propose au visiteur qui regarde ses tableaux. Il rend hommage à Claude Monet à travers cette immense toile, dans laquelle il reprend le principe d’un arbre au premier plan. Tout le reste est fluide et transparent, un silence heureux qui glisse doucement vers l’éternité, comme Monet. »

 

03 12 74

 

Zao Wou Ki a été fait grand Officier de la Légion d'honneur, commandeur de l'ordre national du Mérite, officier des Arts et des Lettres.

On l’a enterré au cimetière Montparnasse.



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