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SpiritualitÉ des images

 

Juan Gris, Violon et verre, 1913

 


Le Cubisme

1907-1917


Centre Pompidou
jusqu’au 24 février 2019

 

 

Gilles Castelnau

 

22 novembre 2018


C’est une très grande exposition que nous offre le Centre Pompidou, agréable à parcourir dans les salles vastes et claires accordant beaucop de place à 300 tableaux que l’on peut regarder sans être bousculé par les autres visiteurs. Très pédagogique, elle présente un panorama complet avec de nombreux textes explicatifs sur les murs et des cartels bien lisibles et souvent détaillés.

Gauguin et Cézanne sont évoqués au début car leur idée, non pas de représenter les choses telles qu’elles sont mais au contraire d’en reconstruire la réalité de manière technique, a été à la naissance du cubisme.

« Le cubisme authentique, si l’on veut s’exprimer d’une manière absolue, serait l’art de peindre de nouvelles constellations avec des éléments formels empruntés, non à la réalité de la vision, mais à celle de la conception. » (Guillaume Apollinaire, « La peinture moderne », der Sturm, février 1913)

 

Pablo Picasso, Mère et enfant, Paris, été 1907


La culture « nègre » a influencé notamment Picasso qui y voyait une manière d’échapper à l’esthétique occidentale traditionnelle comme Paul Gauguin l’avait fait à Tahiti. Évidemment on reste sidéré devant ces visages de la mère et surtout de l’enfant qui n’a plus grand chose d’humain !

 

 

Georges Braque, La Roche-Guyon : le château, été 1909


On distingue clairement la silhouette du château en haut de l’image et celles de maisons entourées de verdure. Rien de réaliste dans cette peinture qui nous entraîne plutôt dans un monde onirique heureux loin de toute représentation paysagiste.

 

Albert Gleizes, Les Baigneuses, 1912

 

Les baigneuses font penser aux Danseuses de Matisse, vivantes, animée d’un bel élan dynamique mais dont les formes ne sont guère féminines ! Elles se baignent avec joie dans les rochers et un paysage en partie reconnaissable mais globalement très stylisé les situe dans un monde imaginaire.

 

Henry Valensi, Moscou la sainte, 1912

 

Henry Valensi était français. Il a voyagé en Russie et en a rapporté les images colorées de ce pays. Il a manifestement été impressionné par le folklore religieuse qui y règne et qui a laissé son titre traditionnel à la « sainte » Russie. Il en fait une peinture tout à fait imaginaire qui semble d’un particularisme typique.

 

Picasso, Guitare, Paris, décembre 1912

 

Le cartel dit :
« Avec ses petites guitares constituées de bandes de papier et de carton découpées, pliées et punaisées au mur par des ficelles, Picasso invente en 1912 un nouveau type de sculpture, sans précédent. Une sculpture qui n’est plus une masse dure et coompacte, modelée ou taillée mais un équivalent tridimensionnel du papier collé. Elle est construite par assemblage, reconstitutant des volumes creux et vides. »

 

Georges Braque, La Guitare, « Statue d’épouvante », novembre 1913

 

Le cartel dit ici :
« Par sa richesse, sa varitété et sa maîtrise ce papier collé est considéré comme un des chefs-d’œuvre de Braque. Centré sur une guitare découpée et dessinée, il met en rapport une composition cubiste avec différents papiers. Leurs couleurs et leurs formes évoquent en raccourci et allusivement la présence d’un guéridon et d’un mur lambrissé. Le programme imprimé du Tivoli cinéma de Sorgues collé au premier plan est un objet souvenir qui témoigne du séjour commun de Braque et de Picasso à Sorgues près d’Avignon fin 1913. Ce papier collé a appartenu à Picasso qui l’a conservé toute sa vie. »

 

Jean Metzinger, Soldat au jeu d’échec, vers 1915-1916

 


La guerre a naturellement frappé les esprits des artistes. On reconnaît le visage du soldat, son képi et le numéro (24) de son régiment. Les couleurs puissantes du tableau suggèrent la violence du temps. Curieusement Jean Metzinger le montre sans arme ni combat mais occupé tout simplement à jouer aux échecs...

 


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