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SpiritualitÉ des images

 

Tenture murale représentant deux clôtures décor laqué parmi les chrysanthèmes

 


Meiji

splendeur du Japon impérial

(1868-1912)

 

musée Guimet
Jusqu’au 14 janvier 2019

 

 

Gilles Castelnau

 

20 novembre 2018

C’est une très grande et magnifique exposition que nous offre le musée Guimet.
On ne peut pas savoir, en Occident, si le grand empereur Meiji et ses successeurs ont œuvré pour la sérénité et le bonheur calme du pays du Soleil levant. Il faudrait que les Japonais eux-mêmes nous proposent une approche historique et critique des œuvres présentées sous ce titre séduisant de « Splendeur du Japon impérial » et nous disent si elles expriment réellement l’atmosphère qui y régnait au 19e siècle.

Tenture murale représentant deux clôtures décor laqué parmi les chrysanthèmes, fin du 19e siècle, début du 20e siècle. Cette tenture, placées ci-dessus en exergue est bien évidemment destinée à créer dans la maison une atmosphère de bien-être tranquille. De charmants petits oiseaux, des fleurs très belles, représentées avec une précision et un raffinement superbes transportent l’habitant dans le monde parfait d’une nature éthérée. On est loin des rues bruyantes de la capitale et on se détourne de la pauvreté sordide que connaissent les familles défavorisées.

 

Takashimaya, Vue du mont Fuji, vers 1900, velours découpé et teint

Le Japon tout entier est ici symbolisé par le mont Fuji dont la majesté puissante se fond dans la brume lumineuse d’un ciel très pur et qui se cache presque derrière un pin élégant et précieux.
Les barques et le ponton, qui sont pourtant si importants dans le quotidien des pêcheurs, sont ainsi ramenés à leur juste place d’un minime élément de la grande nature calme et apaisée.

 

Tsukioka Yoshitoshi, L’impératrice Jingu,
quinzième souverain du Japon, au 3e siècle, conduisant l’invasion de la Corée

(Brève histoire illustrée du Japon, 1879)

 

Magnifique aussi cette impératrice combattante, le sabre levé dans sa belle robe rouge se détachant sur le traditionnel ciel calme aux légers nuages, volant vers une conquête militaire qui sera naturellement bien loin de toute vulgarité grossière.

 

Toshikata Mizuno, Le général de division Tatsumi fait un somme
1895, épisode de la guerre sino-japonaise (1894-1895)

 

Succès assuré également, pour ce général, se reposant ou méditant paisiblement la certitude de la réussite de son invasion de l’ennemi traditionnel chinois, dans une nature heureuse.

 

Miyao Eisuko, Portrait du poète et calligraphe chinois Su Dongpo
fin du 19e siècle. Bois, ivoire, laque

 

Ce poète semble être aussi et surtout un philosophe content de la réalité du monde dans lequel il a la bonheur de vivre. Son beau vêtement est agité par le vent et sa barbe frissonne, mais son visage est tourné vers le ciel et les yeux mi-clos, il médite dans sa sagesse le bonheur d’être japonais.

 

Susanoo no Mikoto recevant le joyau sacré
après 1881, bronze, cristal de roche

 

Cette scène fait allusion à un épisode de l’invasion de la Corée par l’impératrice Jingu, qui aurait vécu de 170 à 269. Afin de réussir son entreprise, Jingu obtint du roi dragon des mers, deux joyaux, l’un provoquant le reflux de la mer, l’autre la montée des eaux. Ces joyaux furent remis par le roi dragon à Susanoo no Mikoto, guerrier légendaire et divinité. L’impératrice aurait pu, grâce à ces joyaux, échouer la flotte coréenne puis noyer les soldats sortis des embarcations.

 

Shibata Zeshin, Festival Aoi au sanctuaire Kamo à Kyoto
fin du 19e siècle

 

Le peintre Shibata Zeshi représente avec humour une scène du festival Aoi : des chevaux et un bœuf tirant une charrette paradent jusqu’au sanctuaire Kamo.

 

Émile Gallé, Plat d’ornement
France, Nancy, vers 1878


Plat d’Émile Gallé à la mode japonaise. Dans la 2e partie du 19e siècle le Japon ouvrit ses portes et le monde se passionna pour cette nouvelle culture. Une section de l’exposition présente des œuvres d’artistes occidentaux dont les cartels sont mis à distance afin de laisser les visiteurs essayer d’en deviner l’origine.

 


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