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SpiritualitÉ des images

 

A New Adam, A New Eve


David Lachapelle

Letter to the World

Lettre au monde


 

Galerie Templon

28 rue du Grenier-Saint-Lazare

75003 Paris

 

jusqu’au 29 décembre 2018

 

Gilles Castelnau

 

14 novembre 2018

David Lachapelle (1963-…)est un prestigieux photographe de mode américain qui a décidé de prendre du recul par rapport à la société contemporaine, sa frénésie, ses idéologies, son sexisme. Il s’est installé dans la jungle de Hawaï et il s’efforce de transmettre un message de renouveau à la société actuelle « Letter to the World », Lettre au monde.
On ne peut s’empêcher de penser au Gauguin de Tahiti.

Ce sont d'immenses photos aux couleurs brillantes sur fond de jungle qui montrent des personnages nus vivant – ou mimant – dans le cadre d’un monde sauvage, une vie spirituelle plus vraie et plus saine que celle des églises et des temples américains.
L’auteur a du succès. Ses immenses photographies se vendent 80 000 $ à Paris. Il a fait l’objet de nombreuses expositions dans tous les pays du monde, en Europe (La Monnaie de Paris en 2009), en Asie, en Amérique latine. Il est présent dans de grands musées.

A New Adam, A New Eve (Nouvel Adam, nouvelle Ève), 2017. 147 x 226 cm.
Cet immense tableau placé ci-dessus en exergue représente Adam et Ève nus, de nuit, dans une forêt. Ils ne se touchent pas, ne se regardent pas. On ne voit pas le visage d’Adam, il a un geste qui semble d’émerveillement mystique. Ève est paisible et méditative. De leurs sexes sortent des flux de lumière s’unissant en un gigantesque et mystérieux halo.
En quoi sont-ils nouveaux ? est-ce leur double solitude contemplative ? Leur nouveautés serait-elle qu’ils sont actuels et leur présence nus dans une forêt exubérante symboliserait-elle le rêve nocturne des Américains d’aujourd’hui d’un monde onirique accueillant ? et leur sexualité lu mineuse sans contact ni amour est bien étrange.

 

Praise, (louange) 2009. 230 x 181 cm

Ces trois nymphes de la forêt s’enlacent dans leur adoration mystique commune sans se regarder ni même contempler le même objet. Les boules, objets de leur louange semblent curieusement étrangères à la nature de sorte qu’elles ne regardent même pas la splendide forêt à laquelle elles appartiennent pourtant.

 

Secret Passage, 2014. 183 x 253 cm

Le passage qui donne son titre au tableau est sans doute celui que franchit cet homme aux longs cheveux coiffé d’un chapeau haut de forme bicolore. On est en plein jour mais, symbolisant un nouveau Diogène, il brandit une torche allumée.

 

The First Supper, (le premier souper) 2017 146 x 228 cm.

 

C’est un souper mais personne ne mange. Il n’y a d’ailleurs pas de table de repas. Une femme nue à l’immense chevelure lumineuse porte un enfant qui a une auréole rayonnante et gigantesque. Elle est au centre du groupe mais personne ne prend garde à elle. Les personnages du tableau - ce sont surtout des hommes – ont des gestes manifestant une exaltation tranquille. La femme à l’extrême gauche est tournée vers le ciel.
Le visiteur intéressé évoquera la Nativité du Christ avec la visite des bergers et des mages, mais personne ne prête attention à l’Enfant. On pense alors à la Cène mais le nombre des assistants ne correspond pas au récit biblique et d’ailleurs leur attitude ne les focalise pas sur l’un d’entre eux qui représenterait le Christ.
Cérémonie à l’allure religieuse et au titre ambigu manifestant un rejet des célébrations ecclésiastiques et une ouverture au monde païen.

 

A New World, (un nouveau monde) 2017. 147 x 228 cm.

 

C’est un bateau à l’étrange voile rouge. On dirait vraiment la Vierge Marie et l’Enfant reconnaissables à leurs auréoles. Joseph, si c’est bien lui, debout derrière Marie (si c’est bien elle) semble marcher sur l’eau, comme le faisait Jésus adulte. Devant une autre femme à auréole aux mains jointes. De grands rubans flottent depuis le mat du bateau en lui donnant une allure un peu surnaturelle.

 

I Will Restore You, (Je vous restaurerai) 2018. 151 x 156 cm.


Dans la forêt profonde aux fleurs magnifiques, un homme auréolé au visage tendu vers le haut en une attitude de dépendance et d’adoration présente au ciel une coupe qui se remplit d’eau, déborde et... baptise pour ainsi dire un autre homme qui semble mort et va sans doute le « restaurer ». Jésus restaurant le blessé avec l’eau vive tombant du ciel ?
Encore une fois la forêt remplace le cadre habituel d’une église et le geste de guérison semble manifester une foi puissante…



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