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SpiritualitÉ des images

 

La Danse, 1988

 


 

Les contes cruels de Paula Rego

 

un voyage des impressionnistes aux fauves


 

Musée de l’Orangerie

 

jusqu’au 14 janvier 2019

 

Gilles Castelnau

 

 

3 novembre 2018

Paula Rego (1935 - …) est née à Lisbonne, au Portugal. Étouffée par la dictature de Salazar, elle s’installe, jeune adolescente à Londres où elle fait sa carrière.
Ses personnages sont raides, figés dans une attitude qui serait celle d’un mouvement brusquement immobilisé.

 

La Fille du policier, 1987

 

Les femmes – elle peint surtout des femmes - ne sont pas belles. Leurs traits sont épais et disgracieux. Elles ne paraissent jamais détendues et heureuses de vivre.
Dans La Danse, mise ci-dessus en exergue, aucun bonheur de vivre, aucun plaisir de danser, aucun sourire. On dirait une ronde de fantômes glacés et insensibles.

 

Les Bonnes, 1987

 

On ne saisit pas très bien le sens des gestes de ces deux domestiques. Toujours est-il qu’elles semblent dures et sèches, inamicales. L’ambiance est tendue. C’est une scène étrange et inhumaine, comme un cauchemar angoissant.

 

La Famille, 1988

 

La femme qui déshabille son mari (le fait-elle vraiment ? elle s’y prend bizarrement) tourne vers le spectateur un visage tranquille avec peut-être même un léger sourire. Elle a de grands yeux sympathiques et un petit nœud bon marché dans les cheveux. Elle est habituée à cette tâche quotidienne : son mari était habillé impeccablement pour sortir mais il est victime d’une crise et on doit le coucher.

Leur fille cherche à aider. Elle s’y prend mal. Elle n’est pas hostile mais disgracieuse. Son visage est lourd et impassible. Une fillette, dos à la fenêtre a les mains jointes en un geste peut-être d’anxiété.

La pièce est pauvre. Un broc à eau seulement. Un petit meuble avec un théâtre de marionnettes, jeu pour enfants, qui représente la dernière scène jouée : saint Georges terrassant le dragon et une femme qui regarde.

Une famille forte et courageuse, affrontant une vie dure et sans joie, avec la maladie…

 

Femme-chien, 1994

 

Paula Rego peint aussi des femmes-chiens. Elle représente cette femme musclée, les mains crispées, la bouche prêtre à mordre, les yeux tournés vers le haut menaçant d’un bond agressif. Femme soumise et dépendante mais animée d’une puissante volonté de revanche.

 

Autruche dansante, 1995

 

Walt Disney avait représenté des autruches dansantes dans son film « Fantasia ». Paula Rego en reprend la rigidité solennelle et le regard impassible et inexpressif.
La femme accroupie à gauche a même un visage grave tout à fait masculin et peu attractif. Quant à celle de droite, marchant dans le fond sur ses grands pieds, elle nous dévisage d’un air inquisiteur.

 

Guerre, 2003


C’est la guerre d’Irak. Le Guardian publie l’impressionnante photo d’une petite fille et Paula Rego la transcrit dans son bestiaire.

 

La Fête, 2003

 

Prolongeant son tableau d’une danse sans joie (ci-dessus en exergue), Paula Rego représente une musicienne entourée, cette fois, d’un pélican habillé en homme et d’une est manifestement plongée dans des pensées amères, douloureuses. Son visage est souffrant.

L’œuvre de Paula Rego se résume peut-être bien dans cette musique rébarbative et revêche sans sérénité ni amour.

Elle reçut les prestigieuses décorations de la Grand-croix de l'Ordre portugais de Sant'Iago de l'Épée en 2004 et fut faite Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique en 2010 récompensant sa description du monde d’aujourd’hui...

 



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