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SpiritualitÉ des images

 

La déclaration


Bernard Merle

La Bégude de Mazenc (Drôme)

choses vues - choses tues

 

Espace d’art Chabrillan, Montélimar

jusqu’au 7 octobre 2018

 

Gilles Castelnau



4 octobre 2018


L’espace Chabrillan est le grand volume et les divers espaces d’une ancienne chapelle. Il est attribué aujourd’hui gratuitement par la Ville de Montélimar aux artistes peintres. Bernard Merle le remplit à lui seul par ses grands tableaux qui rayonnent sourdement d’une ambiance amicale et calme. Et le visiteur qui y pénètre sent son cœur s’ouvrir, si du moins il veut bien être un peu sensible, à une humanité heureuse, apaisée et souriante.

La déclaration, tableau placé ci-dessus en exergue, montre un jeune garçon, au visage un peu naïf peut-être, en tous cas bien sympathique, vêtu d’une veste à étrange col et coiffé d’un bérêt bizarre. Il ne sourit pas à son amoureuse et lui propose une pomme sans rien dire. Le titre du tableau indique qu’il s’agit d’une déclaration. D’amour, bien sûr. Ele aussi à un étrange couvre-chef. Elle non plus ne sourit pas. Elle ne prend pas la pomme. Elle ne se détourne pas non plus. Le silence s’établit. Le temps est comme suspendu. Un chat blanc est immobile entre les deux. Et derrière eux, c’est un magnifique clair de lune, comme on n’en a jamais vu. La lumière brille sur la mer. Il éclaire presque comme en plein jour. Et d’ailleurs des enfants jouent : ce n’est donc pas la nuit. Aucun des personnages ne regarde le spectateur  La scène se passe en rêve. C’est un monde imaginaire, très doux, très calme. Un peu inquiétant peut-être quand même.

 

Grande nature morte au tissu rouge

 

Un pot, très beau, avec du raisin (mais on ne présente jamais le raisin dans un pot si étroit !). et autour, des huitres (on ne pose pas les huitres sur une nappe !), des gousses d’ail, et trois plats avec des pommes, des prunes et... des fleurs.
Le titre mentionne la nappe rouge et c’est elle, en effet, qui attire le regard et fait l’unité de l’ensemble. Et cet ensemble est coloré, plaisant. On dirait que cette nature morte est, d’une certaine manière vivante : les gousses d’ail et les huitres semblent danser...

 

L’hiver du Mont Carmel

Le titre de Mont Carmel évoque le monastère des carmes, des réminiscences bibliques et... la belle vue sur la Méditerranée qui plaît aux visiteurs de la Terre sainte. Rien de tout cela n’est ici représenté. Le spectateur est amené à trouver lui-même la signification spirituelle profonde de ce petit bois, un peu clairsemé sous la neige de l’hiver.

 

Anna et ses souvenirs

 

Anna pense à ses souvenirs. Le titre du tableau le dit et sa main sur son visage le suggère. Mais le tableau n’en dit rien. Elle est assise en plein air devant un beau paysage auquel elle tourne porutant le dos, préoccupée plutôt par les pensées de son âme. Ses souvenirs sont peut-être heureux et agréables à repasser car elle est entourée de fruits et de nombreuses fleurs aux couleurs tendres. Et le mouvement de son chat donne de la vitalité à l’ensemble. La lampe au-dessus d’elle est peut-être celle d’une chambre où ses pensées l’emmènent...

 

Dés et poupées

On retrouve Anna dans ses pensées. Mais elle ferme maintenant les yeux. Elle est entourée effectivement de grands dés (avec lesquels on ne saurait jouer !) et de poupées (qu’on ne voit guère) mais auss d’une profusion de ballons, de fleurs et d’un beau paysage – plutôt italien cette fois-ci. Même la petite fille qui joue juste à côté d’elle ne la distrait pas. Elle est tout entière occupée par son monde intérieur et ses souvenirs.

 

Nature morte à l’enveloppe

Ceci n’est pas en fait une « nature morte » : ce foisonnement de fruits, de fleurs, ce beau tapis au mur, jaune et doré, dans une lumière d’aquarium, nous entraîne dans le monde onirique d’une vie heureuse et apaisée.

 

Rebecca et les pantins

Rebecca c’est Anna qui a finalement ouvert les yeux. Son extraordinaire vêtement – de même tissu que son béret – fait penser à un clown. Elle est vivante et en mouvement. Le pantin qu’elle tient dans ses bras ressemble à un enfant qui dort et celui qui est assis devant elle est vraiment vivant et... méditatif.
Personnages symboliques d’une présence intérieure qui monte en nous et donne réalité et vie à notre être extérieur.

 


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