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SpiritualitÉ des images

 

James Tissot, La Galerie du H.M.S. Calcutta (Portsmouth), vers 1876



Les impressionnistes à Londres

 

artistes français en exil, 1870-1904

 

Musée du Petit Palais

jusqu’au 14 octobre 2018

 

Gilles Castelnau

 

20 septembre 2018

C’est une grande et magnifique exposition que nous offre le Petit Palais en nous présentant les œuvres des artistes français réfugiés à Londres en 1870 pour fuir d’abord la guerre avec la Prusse (à la différence par exemple d’un Frédéric Bazille qui, au contraire, s’y engagea et y fut tué) puis des massacres suivant la Commune de Paris.
Ils furent accueillis volontiers dans une Londres victorienne riche et embourgeoisée toute disposée à acheter leurs œuvres.

Cette belle exposition qui réunit plus de 100 tableaux, a été organisée en collaboration avec le musée de la Tate Britain de Londres. Les commissaires en sont Caroline Corbeau-Parsons, conservatrice à la Tate Britain, Christophe Leribault, directeur du Petit Palais et Isabelle Collet, conservatrice en chef au Petit Palais, avec la participation scientifique d’Amélie Simier, directrice du musée Bourdelle.

Suivant l’excellente coutume anglaise, des cartels explicatifs, largement utilisés par nos commentaires, ne se contentent pas de donner un titre et une date mais situent l’œuvre dans le contexte de sonl’époque.

 

Charles-François Daubigny, L’Embouchure de la Tamise, 1866

 

Peintre de l’école de Barbizon, exposant à la Royal Academy de Londres, Daubigny fuit la guerre en se réfugiant à Londres. Il y fait connaissance de Claude Monet alors qu’ils avaient tous deux installé leurs chevalets sur les bords de la Tamise.

 


James Tissot, L’Impératrice Eugénie et le Prince imperial dans le parc de Camden Place, Chislehurst, 1874-1875

 

James Tissot n’est pas anglais. il se prénomme en réalité Jacques-Joseph, mais, angliciste, il aimais se faire nommer James. Il s’est lui aussi réfugié à Londres au moment de la guerre de 1870.
Il fréquente la haute société et aime la peindre, ce qui fait de lui un témoin de son temps.
Il peint ici l’impératrice Eugénie portant le grand deuil à la suite de la perte de son époux Louis-Napoléon décédé l’année précédente.
Le prince est vêtu de l’uniforme de l’artillerie britannique. Tué en Afrique du Sud dans la guerre contre les Zoulous en 1879, il fut enterré dans cet uniforme.
Les couleurs d’automne et le tapis à leurs pieds leur font un environement somptueux mais évidemment ce n’est plus celui des Tuileries impériales…

 

James Tissot, En visite à Londres, 1873


Tissot s’est amusé de ces vêtements étrangers. On est sous les arcades de la National Gallery et on aperçoit le beau clocher de Saint-Martin-in-the-Fields, l’élégante paroisse où va parfois la reine.
Le cartel nous dit que ce couple est venu de la campagne pour visiter Londres. Ils viennent sans doute la National Gallery. l’homme consulte probablement un guide touristique. Des écoliers en uniforme proposent leurs services de guides bénévoles.

 

James Tissot, Chut ! 1874

 

Le titre de « Chut » est aussi une marque de l’humour du peintre. Si l’on regarde bien on s’aperçoit qu’à part les personnes assises à droite face à la musicienne, personne n’écoute la musique et tout le monde bavarde.
Ce tableau remporta immédiatement un succès critique et fut acheté par le galeriste Agnew pour la somme conséquente de 1200 guinées. On pouvait reconnaître dans l’assistance de ce concert donné par la célèbre violoniste Wilhelmine Neruda des membres du cercle artistique que fréquentait Tissot.

 

John Everett Millais, Huguenot 1851-1852

 

Le sujet de ce tableau est étrange. Devant un mur de brique entouré de lierre qui ferait plutôt penser au jardin d’une demeure anglaise qu’à une rue de Paris, et dont les plantes avaient peut-être à l’époque un sens symbolique, un couple d’amoureux.
Ils s’étreignent et se regardent dans les yeux, ce qui, nous dit-on, ne se faisait pas. L’amoureuse s’efforce d’attacher un linge blanc au bras de son ami, ce que, semble-t-il, il n’accepte pas.
Il est, vu de Londres, un huguenot en grand danger le jour du massacre de la Saint-Barthélémy. Il refuse, par fidélité à ses convictions, de se protéger du danger en portant au bras l’écharpe blanche, symbole catholique.
Millais faisait partie de la fraternité des pré-raphaélites s’efforçant d’exprimer dans leur peinture la profondeur insondable des sentiments.

 

James Tissot, Sur la Tamise, vers 1876

 

Un homme et deux femmes dans une petite chaloupe à vapeur dans l’atmosphère grisâtre du bassin de Londres.

 

James Tissot, Bal sur le pont, vers 1874

 

Cette composition, qui rassemble plus de vingt personnes, est la plus ambitieuse peinte par Tissot en Angleterre. En août, la haute société se rendait dans l’île de Wight, au sud de l’Angleterre, pour se divertir et organiser des courses nautiques. Ce bal d’été est l’occasion pour le peintre de présenter une fête anglaise et son déploiement de tenues élégantes, à lamanière des impressionnistes de Paris.

 

Jules Dalou, Paysanne française allaitant, 1873

 

Le Salon de la Royal Academy faisait habituellement peu de place à la sculpture. Mais dès son arrivée, Dalou bénéficia d’un traitement de faveur. L’artiste trouva à Londres des fours et une main-d’œuvre qualifiée issue de l’industrie de la terre cuite, en particulier ornementale, qui lui permit de mettre au point des pièces monumentales. Exposée en 1873, la Paysanne fut aussitôt acquise par Sir Coutts Lindsay of Balcarres, peintre amateur issu d’une famille de banquiers.

 

Giuseppe de Nittis, Westminster, 1878

Le nouveau palais de Westminster fut reconstruit en style néogothique après un incendie. Bâti sur un terrain quatre fois plus grand, il affichait par l’ampleur de sa masse la puissance de l’empire britannique. La présence des dockers qui fument leur cigarette au premier plan infléchit d’une dimension sociale la représentation de ce haut lieu touristique.



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