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SpiritualitÉ des images


Femme damnée, masque de théâtre nô, XXe siècle, Japon


Enfers et fantômes d’Asie


musée du quai Branly-Jacques Chirac

jusqu’au 15 juillet 2018

 

 

Gilles Castelnau

 

 

9 avril 2018 

C’est une immense exposition étonnante et très intéressante. De très nombreux documents, certains datant du 17e et du 18e siècle et la plupart modernes, montrent la place tenue en Asie dans les esprits par le monde des défunts. Le visiteur se plaira à trouver des ressemblances et surtout des différences avec l’imaginaire occidental.
Le commissaire de l’exposition Julien Rousseau a multiplié les panneaux explicatifs, évidemment bien nécessaires et rédigé avec précision les cartels de présentation des œuvres. Tout ceci est bien étrange.

Julien Rousseau présente ainsi l’exposition :

Plongée dans le monde des esprits, de l’épouvante et des créatures fantastiques, l’exposition s’empare des histoires de fantômes en Asie Orientale et du Sud-Est et de leurs adaptations contemporaines. Un parcours au frontières du réel, où se croisent principalement le cinéma, l’art religieux, le théâtre, la création contemporaine, le manga ou le jeu vidéo.
[...]
En Chine, en Thaïlande ou au Japon – terrains d’étude de l’exposition – l’engouement populaire pour l’épouvante est bien réel, imprégnant une grande diversité des productions culturelles. Esprits errants de la forêt, femmes-chats vengeresses, revenants des enfers affamés, vampires sauteurs ou yokaïs (créatures fantastiques du folklore japonais)...
[...] 
Si le bouddhisme a contribué à la construction de cet imaginaire, c’est bien en marge de la religion dans l’art populaire et profane, que la représentation des spectres s’est surtout développée.

 

Juge des enfers, marionnette à fils, Chine, vers 1990

Le cartel dit :

Les tribunaux en Chine. Les concepts bouddhiques de karma (somme des actes intentionnels) et de samsara (cycle des réincarnations) constituent un système de justice. Les fonctionnaires des enfers notent les actions des vivants sur des registres en vue de leur jugement. Les démons se chargent des tortures : les voleurs et les tricheurs sont brûlés, les dépravés frits dans des chaudrons d’huile les ingrats découpés et les médisants ont la langue tranchée. D’autres sont forcés de grimper sur des arbres à épines ou des montagnes de couteaux. Les offrandes et les billets brûlés lors des rites funéraires accompagnent le voyage du défunt et permettent, en quelque sorte, de « corrompre » les magistrats infernaux pour alléger les sentences.

 

Gardiens des enfers, à tête de buffle et tête de cheval, marionnettes à fils. Chine, vers 1990

Le cartel dit :

C’est une pièce qui se joue traditionnellement lors des funérailles, pour transmettre des mérites au défunt en vue de sa réincarnation. Elle raconte le périple du moine Mulian recherchant sa mère aux enfers à l’aide d’une lampe offerte par le Bouddha. Le héros arrive cependant trop tard : sa mère est condamnée à se réincarner en chien. Il comprend que seule l’accumulation de mérites sur terre permettra de la libérer.

 

Supplices des enfers.
Dessin préparatoire pour les peintures du temple Shôju Raigô Ji à Otsu. Vers 1820, Otsu, Japon)

 

 

Les fantômes

Le cartel dit :

Le retour d’un défunt parmi les vivants résulte souvent d‘un destin brisé de manière violente ou anormale et qui va chercher à s’accomplir après la mort. Les fantômes viennent ainsi régler une dette ou réparer une injustice. Leurs apparitions nous effrayent en nous confrontant à l’inhumanité.

 

Utagawa Yoshitsuya (1822-1866) Le spectre d’Asakura, Tôgo, 1861, Japon

 

Hannya

Le cartel dit :

Une femme sous l’emprise de la jalousie amoureuse peut se changer en un démon appelé Hannya. Ce personnage célèbre du théâtre nô cherche à se venger à la fois de son ancien amant et de sa rivale.
Ces peintures ont parfois été déposées dans des temples bouddhiques. Le temple de Zenshoan à Tokyo en conserve une collection importante et les expose à l’occasion de la fête des morts (O-bon), lors de laquelle invite les âmes avant de les raccompagner vers le monde des défunts.

 

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Fantômes superstars du Japon

Le cartel dit :

Au mois d’août, alors que les défunts viennent visiter leur famille pour la fête d’O-bon, le Japon perpétue la tradition des récits de fantômes.
Les boutiques de bandes dessinées regorgent de mangas d’horreur
et les vidéo-clubs garnissent leurs étalages de classiques des années 1950 et des dernières productions de J-horror.

 


Mannequin de Phi Pop, 2017
Créé par la société OFX Workshop à la demande du musée du quai Branly – Jacques Chirac.

 

Le cartel dit :

Phi prêt : « Walking Dead ». Dans le bouddhisme, renaître sous la forme d’un damné famélique (phi prêt) est la dernière et la plus misérable des formes de réincarnation. Yama, le juge des enfers, a condamné ces créatures à souffrir de la faim en conséquence de leurs mauvaises actions passées. Selon la croyance populaire, l’âme d’un défunt peut aussi se changer en phi prêt si le rituel funéraire et les offrandes de nourriture ne sont pas respectées.
Le Traité des Trois Mondes décrit le corps mutilé de ces créatures à la bouche « petite come le chas d’une aiguille »  qui les empêche de se nourrir. Elles n’absorbent d’ailleurs que la fumée qui se dégage des aliments et apprécient surtout les plats fumants cuits à la vapeur.
Comme les phi prêt résident dans le premier enfer, juste en dessous du mode des humains, ils errent parfois parmi les vivants.

 

Nang Nak : le fantôme sentimental

Le cartel dit :

Mademoiselle Nak (Nang Nak) est le fantôme le plus célèbre de Thaïlande. Son histoire, entre fiction et réalité, se passe au XIXe siècle, à Phrakanong, aujourd'hui un quartier de Bangkok.
Nak meurt en donnant naissance à son fils, peu après le départ à la guerre de son mari, Mak. De retour chez lui, Mak retrouve son épouse et son enfant mais ignore que ceux-ci ne sont que des fantômes. Une succession de faits étranges le conduit bientôt à admettre la réalité et à prendre conscience du danger que représente l’âme tourmentée de Nak.
Depuis sa première version muette en 1930, ce récit a inspiré plusieurs films. Son succès au cinéma, et tout particulièrement celui de l’adaptation réalisée en 1999 par Nonzee Nimibutr, a contribué à élever Nang Nak au rang de divinité locale.

 

Prêtres taoïstes contre vampires sauteurs (et autres esprits maléfiques)

 

Le cartel dit :

Au début des années 1980, l’acteur et producteur de cinéma hongkongais Sammo Hung crée le genre kung-fu zombies, qui met en scène le combat de prêtres exorcistes (fashi) contre des vampires sauteurs (jiangshi). Ces personnages fantastiques, décrits dans la littérature depuis le XVIIIe siècle, se nourrissent du sang et du souffle vital (qi) des vivants. Ils sont vêtus en mandarins et sautent à pieds joints, car il était d’usage d’attacher les chevilles des cadavres pour éviter qu’ile ne reviennent parmi les vivants.

 

 

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