Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français


SpiritualitÉ des images

 

L’empereur romain Hadrien et son épouse Sabine entre 117 et 138

 

Théâtre du pouvoir

 


musée du Louvre

jusqu’au 2 juillet 2018

 

Gilles Castelnau

 

 

17 mars 2018 

La Petite Galerie, située à l’entrée de l’aile Richelieu, est un outil pédagogique destinée aux enfants et aux adolescents mais qui intéresse aussi les adultes. Cette exposition entend faire prendre conscience aux visiteurs des musées et, plus généralement à tous ceux qui regardent les images des hommes politiques, de la manière dont ceux-ci se font représenter.

Une quarantaine d’œuvres sont ainsi exposées. Le titre de  « Théâtre du pouvoir » attire évidemment l’attention du visiteur sur un aspect auquel on ne pense guère habituellement et leur donne un aspect fascinant. Elles sont prises dans les collections du musée et s’arrêtent donc au milieu du 19e siècle : le visiteur curieux voit son intérêt s’éveiller et évoque la manière dont la télévision, par exemple, lui propose aujourd’hui le permanent « Théâtre du pouvoir » auquel noous assistons quotidiennement. Une exposition de ce genre aurait peut-être sa place dand un musée de Paris ?


L’empereur romain Hadrien en exergue ci-dessus est le premier empereur à être représenté divinisé de son vivant sous les traits de Mars et son épouse en Vénus.

 

Ivoire dit de Barberini :Empereur triomphant. Constantinople, 500-550

 

Le cartel dit :

Au centre se trouve un empereur byzantin triomphant sur son cheval cabré, peut-être Justinien (527-565). Une femme ailée, allégorie de la Victoire, devait tenir la couronne de laurier des vainqueurs au-dessus de sa tête. En bas, les peuples vaincus apportent des tributs. La scène se déroule en présence du Christ qui bénit d’un geste de la main le triomphe de l’empereur chrétien.

 

 

Entourage de Toussaint Dubreuil : Portrait d’Henri IV, roi de France en Hercule terrassant l’hydre de Lerne, vers 1600

 

 

Philippe de Champaigne : Portrait de Louis XIII, roi de France couronné par la Victoire. 1635.

 

Le cartel dit :

Il porte le cordon de l’ordre du Saint Esprit et l’écharpe blanche qu’Henri IV et son armée arboraient sur le champ de bataille. Son casque est posé sur une table recouverte d’un velours rouge et or. Un rideau dévoile le port de la Rochelle conquise en 1628, d’où émerge une jeune femme, en vol. Elle tient dans une main une palme et de l’autre une couronne de laurier qu’elle dépose sur la tête du roi. La Victoire élève Louis XIII au rang de héros.

En réalité, la « Victoire » est l’agression contre la place forte de la Rochelle attribuée aux protestants par l’Édit de Nantes.

 

François Girardon, Statue équestre de Louis XIV, roi de Frane.aAvant 1704

 

 

Baron Gérard : Portrait de l’empereur Napoléon Ier en costume de sacre. 1805

 

Le cartel dit :

Napoléon est représenté en pied selon la tradition du portrait royal.Toutefois, il porte un habit de sacre et des insignes de pouvoir nouveaux.La couleur du manteau, la couronne de laurier, l’aigle le rattachent à l’Empire romain. Le globe évoque l’empire de Charlemagne (800-814). Il porte la médaille de l’ordre de la Légion d’honneur, institution qu’il crée en 1802 pour récompenser les citoyens ayant rendu des services éminents à la nation. Il évite toute allusion à la monarchie des Bourbons, mais en conserve le faste dans le décor.

Napoléon fait largement diffuser le tableau de Gérard  et de nombreuses répliques sortent de son atelier ce qui rend difficile l’identification de l’original.  Envoyées  pour orner les murs de chaque résidence à l’étranger, elles donnent l’image d’une fonction mais aussi celle d’un homme, le peintre Gérard ayant réussi  à conserver une certaine humanité à la figure de l’Empereur

 

Franz-Xavier Winterhalter : Portrait de Louis-Philippe Ier roi des Français. 1839

 

Le cartel dit :

Vêtu d’un uniforme militaire, Louis-Philippe, le « roi-citoyen » qui n’a jamais été couronné ni sacré, pose la mai sur la Charte, texte fondateur de la monarchie constitutionnelle. Il rappelle aisi le serment qu’il a prêté en 1830 lors de son accession au trône à la faveur de la révolution dite des Trois Glorieuses. Contrairement aux rois de la dynastie des Bourbons, il marque sa diffzérence en portant la décoration de la Légion d’honneur, distinction créée par Napoléon Ier.

 

Il faut dire qu’à part le bon roi Henri IV, aucun de ces souverains n’était animé d’un sympathique esprit ouvert et tolérant à l’égard de son peuple ! Ah ! l'orgueil du pouvoir !


Retour vers spiritualité des images
Vos commentaires et réaction

 

 

haut de la page

nt :  

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.