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SpiritualitÉ des images

 

 

Vue du collège des Quatre-Nations, 1670 (Institut de France)

 

La France vue du Grand Siècle

dessins d’Israël Silvestre

 


musée du Louvre

jusqu’au 25 juin 2018

 

Gilles Castelnau

 

 

16 mars 2018 

Israël Silvestre (1619 - 1683) dessine et grave avec une habileté et une précision remarquables.
Jean-Baptiste Colbert qui est surintendant des Bâtiments du roi le fait nommer dessinateur et graveur ordinaire du Roi Louis XIV. Il sera aussi maître à dessiner des pages de la Grande Écurie et maître à dessiner du Dauphin. Il obtient un logement aux galeries du Louvre.

C’est que Louis XIV attache la plus grande importance à la beauté, la richesse des bâtiments magnifiques qu’il fait construire et qui manifestent son prestige et celui de la France.

Silvestre va ainsi produire avec un talent remarquable une quantité considérable de dessins et de gravures des châteaux et des villes du pays et notamment celles conquises par les guerres du Roi en Lorraine et dans les Ardennes, ainsi que des jardins et des fêtes de Versailles.
Une centaine constituent cette intéressante exposition.

Ainsi le collège des Quatre-Nations, 1670, placé ci-dessus en exergue.
Le cardinal Mazarin avait en 1661, dans son testament, destiné l’énorme fortune qu’il laissait, à la construction d'un collège, destiné à l'instruction – française - gratuite de soixante gentilshommes des quatre nations récemment rattachées à la France par les conquêtes de Louis XIV : la Flandre, l’Alsace, les États pontificaux et le Roussillon.

A quoi pensait Israël Silvestre lorsqu’il travaillait à ce dessin. A la grandeur magnifique du Collège qui venait d’être achevé ? Au - dur – labeur des bateliers qu’il dessinait si attentivement, avec tous les détails bien vus et parfaitement représentés ? A l’impression de réalité vivante que leur présence ajoute à la description du Collège ? A la compassion que l’on pouvait avoir pour eux lorsqu’on sait combien le petit peuple souffrait d’être très mal payé et écrasé d’impôts d’une manière qui nous horrifierait aujourd'hui ? Ou à ces infortunés gentilshommes intégrés que l’on intégrait dans la culture française et qui sans doute n’auraient demain leur place que dans l’armée ou dans les ballets dérisoires de la cour de Versailles ?
Toujours est-il que l’alliance dans la gravure des bateliers avec le bâtiment du roi constitue une unité de vie qui était bien celle du Paris de l’époque.

 

Bal masqué, 1665


Les commissaires Bénédicte Gady et Juliette Trey écrivent sur le cartel :

Silvestre dessine ici la cour du jeune Louis XIV s’adonnant à un bal en masque, un divertissement nouveau qui avait pris forme autour de 1660. Peut-être s’agit-il de celui donné le 17 février 1665 dans la Grande Antichambre du Louvre reconnaissable à son plafond du XVIe siècle (toujours en place), que le roi souhaita faire graver.

Israël Silvestre y avait donc eu sa place. Il nous le dépeint, en tous cas, avec une précision infinie. Etait-il impressionné par le grand nombre de participants à ce bal ? par la richesse des vêtements et celle de la décoration du plafond ? y a-t-il de l’ironie dans son dessin où la position rigide des participants immobiles est l’exacte reproduction des dessins du plafond et provoque une impression générale d’inhumanité ?

 

Vue de Charleville, 1665


Dans une lettre adressés à Colbert, Silvestre annonçait avoir découvert un point de vue exceptionnel sur Charleville et la citadelle de Mont-Olympe.

 

Vue de la grande grotte des jardins de Charles Le Brun à Montmorency. 1675-1679

 

La grande finesse du dessin des arbres et la rigueur du trait de son architecture souligne la beauté du lieu. Silvestre s’est appliqué à représenter les attitudes et les vêtements des promeneurs en les saisissant dans une très grande vérité » humaine. Il montre ici, comme dans son dessins du Collège des Quatre Nations la présence de personnages vivants et se conduisant de façon saisie sur le vif : on remarque ainsi la jeune fille assise sous un arbre, le chien qui semble aboyer…

 

Vue du château de Versailles depuis l’avant-cour, 1682.

 

C’est un univers très vivant qu’Israël Silvestre se plait à faire réapparaître devant nous après tous ces siècles et dont la prestance devaient plaire à celui qui aimait la beauté et qui entendait y manifester sa gloire.




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