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SpiritualitÉ des images

 

 

Fernande Olivier, 1907

Van Dongen et le Bateau-Lavoir

 

 

musée de Montmartre

jusqu’au 26 août 2018


 

Gilles Castelnau

22 février 2018 

Dans le cadre charmant du musée de Montmartre – un ilot de verdure et de calme rural au cœur de Paris, en bordure de la vigne du 18e arrondissement – c’est une belle et assez grande exposition qui nous est proposée. 65 œuvres de Kees van Dongen, dont 30 huiles sur toile, des dessins et des lithographies.
Dans le cadre de l’année culturelle néerlandaise en France, le musée de Montmartre nous rappelle que c’est ici – ou plus exactement à deux pas, dans l’immeuble du Bateau-Lavoir qui a brûlé en 1970 – que Kees van Dongen (1877-1968) s’est installé et a développé son style de peinture « fauve » qu’il a conservé toute sa vie.

Il était hollandais, de Rotterdam, mais à l’âge de 20 ans, en 1897, il vient à Paris et y découvre l’atmosphère libre et tonique des jeunes peintres de Montmartre. Il entre dans leur recherche d'une peinture nouvelle débarrassée de la suprématie des impressionnistes.

 

Buveuse d’absinthe, 1902-1903

Un réalisme critique était de mise à la Belle époque.

 

Le Sacré-Cœur le matin, 1904

Claude Monet avait peint la cathédrale de Rouen dix ans au paravant de manière analogue et van Dongen s’essaye lui aussi à cette recherche impressionniste du rendu de la lumière.

 

Les artistes du Cirque, 1905

Picasso s’était pris de passion pour les artistes du cirque et van Dongen s’efforce de l’acompagner.

 

Chinagrani, 1906

 

Les fauves. Il découvre la passion de Maurice Vlaminck, d’André Derain, d’Henri Matisse pour la force émanant des couleurs pures directement sorties des tubes. Il expose avec eux au Salon d’Automne de 1905 où on leur attribue ce titre de « fauves ». Il ne se détournera jamais de cette technique qui donne à la peinture un style puissant et assuré.

Le portrait de Fernande Olivier, en exergue ci-dessus était la compagne de l’époque de Pablo Picasso.

Il s’installe avec sa femme Guus au Bateau-Lavoir, qui est une centre de rencontre et de partage des jeunes peintres partageant la joie de ces nouveautés. Il se lie notamment particulièrement avec Pablo Picasso.

 

Ma gosse et sa mère, vers 1907

Guus sa femme et Dolly leur fille

La puissance de ses couleurs, l’aisance sans retenue de ses cadrages, l’énergie intérieure qu’ils manifestent lui valent un succès grandissant. Et il est vrai que sa peinture n’exprime que la joie de vivre sans jamais exprimer la moindre tristesse, ni d’ailleurs la moindre compassion pour la souffrance du monde. Van Dongen ne partage pas la nostalgie des périodes bleue et rose de son ami Picasso. C'est la joie de vivre qui l'habite, désinvolte et sans façons. Et il faut reconnaître que celle-ci qui lui valait tant de fortune, plait manifestement toujours aux visiteurs.

 

A 35 ans, en 1912, il suit Picasso qui quitte Montmartre pour Montparnasse. Il fréquente désormais la haute société parisienne dont il peint les portraits avec une peinture toujours vigoureuse mais qui s’assagie et se raffine.

Après la première guerre mondiale, il fait partie intégrante du tout Paris mondain. Il se sépare de Guus, déménage encore pour s'installer avec sa nouvelle compagne, Jasmy Jacob, dans un luxueux hôtel particulier près du bois de Boulogne.

 

Portrait de madame de Plagny, 1920

La célébrité l’accompagne. Il est décoré de la Légion d'honneur, il se fait naturaliser français.

A 61 ans, en 1938, il rencontrera la jeune Marie-Claire Huguen qu’il épousera plus tard et dont il aura un fils Jean-Marie.
Il meurt en 1968 à 91 ans à Monaco.

 

La Promeneuse (Guethary), vers 1922




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