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SpiritualitÉ des images


 

Richard Lindner, Ice, 1966


Pop art

icons that matter

 

Collection du Whitney Museum of American Art, New-York

Musée Maillol, Paris

jusqu’au 21 janvier 2018

 

Gilles Castelnau


voir aussi sur ce site :
Warhol Unlimited
Martial Raysse
Le grand monde d’Andy Warhol

 

7 novembre 2017

Nous sommes dans les années 1960 aux Etats-Unis. On commence à prendre conscience que l’on baigne dans la société de consommation. La publicité est partout, les magazines au couvertures bariolées sont dans tous les kiosques, on lit les bandes dessinées au dessins violents et aux femmes dénudées.


Roy Schnackenberg, The Motocycle, 1966

Le pop art nait et se développe sur les trottoirs de ces rues, adopte leurs couleurs criardes, la facilité du dessin, le bon marché des matériaux utilisés. L’ironie de ses représentations, la dérision avec laquelle il montre la société américaine, est une manière de se jouer du « rêve américain » auquel on commence à ne plus croire.
Le bel optimisme des pionniers fondateurs du pays s’enlise dans un ricanement sarcastique.

Warhol : « Si je peins de cette façon c’est parce que je veux être une machine et il me semble que tout ce que je fais comme une machine correspond à ce que je veux faire. »

 

Andy Warhol, Nine Jackies, 1964

 

Et puisque la télévision qui est désormais omniprésente , les magazines, les affiches transforment les acteurs et les actrices de cinéma en objets de consommation infiniment multipliés sur les murs et sur les écrans, Andy Warhol entre dans le jeu et se plait à multiplier lui-même ces portraits. Puisque la société a transformé Jackie Kennedy et Marilyn Monroe en objets de consommation courante, il en fait lui-même la démonstration goguenarde.

Croyez-vous au rêve américain ? lui a-t-on demandé.
Non
, a-t-il répondu, mais je crois qu’on peut en tirer profit.

 

Mel Ramos, Tobacco Rhoda, 1965

 

Et puisque les pinup couvrent les murs à l’instar des publicités de cigarettes, pourquoi ne pas les représenter ensemble ? Cet humour décapant a choqué et finalement amusé les américains, qui en riaient tout de même jaune.

 

Mel Ramos,  Balled Eagle, 1969

 

D’ailleurs la domination du puritanisme protestant et la religion toute-puissante – et hypocrite – de la bonne société américaine commence à étouffer la jeunesse dont les provocation sont parfois à la limite du pornographique.

Faites l’amour pas la guerre, jouissons sans entraves

Ce cri popularisé par l’immense festival de Woodstock qui réunit 500 000 personnes en 1969, Mel Ramos le symbolise par cet étonnant tableau.

 

Allan D’Arcangelo, Madona and Child, 1963

 

Cette Vierge à l’Enfant n’est pas provocante. Elle donne néanmois à penser. Ses vêtements et sa coiffure, et ceux de l’enfant Jésus, sont d’Américains moyens et seules les auréoles leur donnent une signification sacrée. Incarnation (rabaissement ?) de l’histoire sainte dans l’humble société ambiante.

 

John Wesley, American Expeditionary Forces, 1971


L’antimilitarisme n’est guère fréquent dans les Etats-Unis si nationalistes et convaincus d’être les gardiens de l’ordre et de la paix du monde. La réaction contre la guerre du Vietnam existe néanmoins et s’incarne dans des tableaux comme celui-ci.

Mes peintures sont sans gestuelle, a dit Roy Lichtenstein, sans travail de pinceau, sans modulation de couleur, sans mysticisme et sans angoisse personnelle... leur exécution est purement mécanique (1973)

 


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