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SpiritualitÉ des images


Berthe Morisot, Dans le parc, vers 1874

 

Les charmes secrets du pastel

 

Petit Palais, Paris

jusqu’au 8 avril 2018

 

Gilles Castelnau


 

27 octobre 2017

Il faut absolument protéger les pastels de l’effet destructeur de la lumière et c’est pourquoi on ne les expose que rarement et pour une durée limitée. C’est bien dommage car l’importante collection du Petit Palais que l'on conserve la plupart du temps dans des cartons est vraiment superbe.
130 œuvres sont présentés dans cette grande exposition. elles proviennent d’artistes connus comme Berthe Morisot ou Jacques-Émile Blanche. D’autres moins car ils se cantonnaient justement aux pastels, comme Charles-Lucien Léandre.

Dans les salles du Petit Palais règne la beauté tranquille et rassurante d’un univers parfait et en paix où aucun malheur, aucun drame ne serait ni pensable ni même imaginable.

La commissaire de l’exposition, Gaëlle Rio, conservatrice au Petit Palais, a fait écrire en exergue la citation que voici :

Il y a dans la nature un certain nombre d’heures de lumière indécise, aurores, crépuscules, éclairages artificiels des appartements, où les objets prennent un aspect délicieusement surnaturel et fantomatique. C’est l’heure du pastelliste.
Hugues Le Roux, « La vie à Paris », Le Temps, 12 avril 1888

 

Berthe Morisot, Dans le parc, vers 1874
Ce tableau mis ci-dessus en exergue est typique du mouvement impressionniste.
Berthe Morisot peint sa sœur Edma Pontillon dans sa propriété près d’Auvers-sur-Oise avec ses deux fillettes, Blanche et Jeanne. Toutes trois sont tranquilles. Seul le chien semble en mouvement ; la mère le regarde sans bouger ; les deux petites filles aussi sans doute. La paix de leur groupe est en harmonie avec celle de la nature qu’aucun souffle n’agite.
Les impressionnistes s’intéressent surtout à la nature à l’écart de la civilisation et rares sont les personnages qu’ils représentent. Berthe Morisot focalise l’attention sur la femme et sur le chien mais ce groupe est totalement intégré dans la vie immobile de la nature.

 

Jacques-Émile Blanche, Portrait de Marie-Blanche Vasnier, 1888


Marie-Blanche Vasnier est une femme du monde, chanteuse, maîtresse de Claude Debussy. Ce tableau la montre dominant tout le monde de sa hauteur. Elle a conservé son immense chapeau pour le temps de la pose. Sa main sur la hanche lui donne une attitude assurée. Son regard et ses sourcils toisent le spectateur et... font taire toute parole qui prétendrait être interrogative. Blanche a bien de l’audace de proposer un tel portrait et si la chanteuse en a été contente, c’est qu’elle n’est guère consciente des relations qu’elle entretient avec son entourage !

 

Iwill [Léon Clavel, dit], Le Soir, Paris sous la neige, 1892

 

On croirait Pissaro, Monet ou un autre impressionniste. Iwill (c’est le surnom qu’il s’est choisi) s’attache à la fluidité, l’harmonie de la nature. Le travail humain y est représenté de très loin et s’y fond en une sorte de panthéisme.

 

Pierre Carrier-Belleuse, Sur le sable de la dune, 1896

 

La peinture de la Belle époque n’est jamais érotique et provocante. On ne représente que des Vénus, des Diane et des personnages bibliques. Ce n’est certes pas le cas de cette demoiselle. Pierre Carrier-Belleuse est pourtant un personnage bien conservateur, intégré dans la bonne société. Médaille d’argent et hors concours lors de l’Exposition universelle de 1889, président de la Société internationale de peinture et de sculpture et titulaire d’autres titres prestigieux : se trouve-t-on ici dans la ligne des Vénus sortant de l’onde ou est-on à la limite de la convenance ?


Charles Léandre, Portrait de Madame Marguerite Gouverné, 1904

 


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