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SpiritualitÉ des images


Erro, Mandela, 2008

 

« Pop Art, voir plus… »

 

Musée d’Art contemporain Saint-Martin
Montélimar

jusqu’au 31 octobre 2017

 

Gilles Castelnau

 

19 juilet 2017

Au sortir de la dernière guerre, la vie du monde connaît une renaissance fulgurante. Libérés de l’effort de guerre, l’industrie et le commerce ouvrent à la société de consommation. On découvre les premières matières plastiques, la production en série et à bas prix des objets de la vie courante. Les artistes du pop-art dénoncent, révèlent, ironisent sur ces nouveaux aspects de la civilisation « populaire » qui est en train de naître sans qu’on en prenne conscience.

 

Richard Orlinski, Crocodile, 2016

 

Richard Orlinski est un artiste français. Il est, cet été, à l’honneur dans les rues de Montélimar : Devant l’hôtel de ville un grand cheval blanc, sur les Allées provençales un requin bleu, un immense gorille rouge, un ours blanc, un crocodile rouge...
Ailleurs aussi en France. Tout le monde aime ces animaux colorés. Cela pose une question : ces animaux qui sont beaux et parfaitement reconnaissables ne font évidemment pas partie, à cause de leur couleur, de notre monde réel. Ils ne sont d’ailleurs pas intégrés dans un paysage mais flottent, pour ainsi dire, dans un univers onirique, abstrait. Orlinski nous fait échapper à notre univers quotidien comme des enfants rêvant au monde des animaux.


Erro, La femme fatale, 1983

 

Ils dépeignent aussi le nouveau visage des femmes émancipées par leur rôle pendant la guerre : ils les montrent puissantes, vivantes, autonomes, menaçantes pour les hommes qui devront accepter des relations nouvelles, moins machistes.

 

Erro, Power points, 2008


Un texte sur le mur explique :

« Héroïnes, pin-up, naïades, pirates, motardes, amazones : ls femmes imaginées pare Erro enfilent tous les costumes du fantasme. Leurs formes exagérées, leurs cheveux décolorés, les tenues moulantes et provocantes qu’elles revêtent sont autant d’éléments servant le cliché de la femme fatale. Toujours représentées en position de dominatrices, elles prennent leur revanche sur une société qui continue de les brimer. »

 

KRM, Pouvoir, 2013

 


KRM est la signature d’un couple d’artistes franco-allemand attaché à exprimer de manière dramatique la complexité et les malheurs du monde.

Le pop-art est très agaçant dans sa provocation, son refus de l’esthétisme : c’est justement ainsi qu’il oblige à prendre conscience de la société que l’on est en train de créer sans l’avoir voulue, du monde dans lequel on se laisse couler.

Keith Haring, Libérez l’Afrique du Sud, 1985


Keith Haring est un peintre de rue américain dont la simplicité du trait de ses caricatures fait d’autant plus ressortir la puissance du message politique et social qu’il entend promouvoir.

 

 

 

Si l’on est choqué par ces représentations, n’est-ce pas tout simplement parce qu’elles nous jettent à la figure ce que nous sommes.

D’ailleurs ce mouvement né dans les années 50 perdure jusqu’à aujourd’hui en provoquant encore et toujours les mêmes grincements de dents.

 

Erro, Mandela, 2008
Cette peinture est située ci-dessus en exergue.
Erro est né en 1932 en Islande. Il se nomme Gudmundur Gudmundsson.
Ce terrible tableau évoque l’époque déjà un peu ancienne (1962-1990) où Nelson Mandela était emprisonné par un régime fonctionnant sur le régime de l’apartheid. Celui-ci est symbolisé par des anges-policiers souriants (l’Église protestante d’Afrique du sud majoritaire dans le pays avait été « excommuniée » par le Conseil Œcuménique des Église), des militaires à tête de cochons coiffés de képis et de casques ressemblant à deux des nazis et brandissant d’ailleurs une figure de Hitler. Le lièvre de bande dessinée, domine le tout avec un rire sarcastique, en moulinant des spaghettis symbole peut-être de l’éternel recommencement des violences injustes et scandaleuses.

 

Bernard Rancillac, Picsou, 2012

 

Bernard Rancillac est né en 1931 à Paris

 

Bernard Rancillac, Kaboul, 2004


Bernard Rancillac, Faits divers, 1992


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