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SpiritualitÉ des images


Effet de neige à Éragny, la route de Gisors, 1885

 

 

Pissaro à Éragny

La nature retrouvée

 

 

Musée de Paris-Luxembourg

jusqu’au 9 juillet 2017

 

Gilles Castelnau

 

16 mai 2017


C’est une grande et très belle exposition que nous offre le musée du Luxembourg. Une centaine de tableaux, des dessins et des gravures ainsi que des documents personnels issus de la famille Pissaro.
Elle est parallèle à celle du musée Marmottan-Monet et l’introduction que j’ai faite à celle-ci s’applique aussi à celle-là.

 

La Meule, soleil couchant, Éragny, 1895

 

On voit au musée Marmottan-Monet une autre « Meule de foin » de 1873. Celle-ci est peinte à Éragny 22 ans plus tard et 4 ans aprèis la fameuse série des « meules » de Claude Monet.

 

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Turpitudes sociales, 1889

 

Camille Pissaro est moralement très impliqué dans le mouvement social de l’Anarchie libertaire. Il est notamment en relation avec Élisée Reclus (protestant et fils de pasteur) militant du communisme libertaire et Octave Mirbeau.
Son implication dans cet idéal social que nous mentionnions brièvement à propos de Marmottan-Monet est bien plus visible ici.

Les commissaires Richard Brettell et Joachim Pissarro présentent notamment dans une grande vitrine la brochure « Turpitudes sociales » contenant 28 dessins de Camille Pissaro.
Ils écrivent :

Il les envoie à ses nièces à Londres accompagnées d’une longue lettre dans laquelle il souhaite sensibiliser leurs jeunes esprits à la misère et à l’oppression urbaine. Ses fils Lucien et Georges influencés par les images de l’album, proposent leurs propres illustrations à des journaux anarchistes. 

 

Paysannes ramassant des herbes, Éragny, 1886

 

Son ami Octave Mirbeau écrit :

[Pissaro] pense fermement que le peintre « est dans l’humanité » au même titre que le poète, l’agriculteur, le médecin, le forgeron, le chimiste, l’ouvrier qui perce, qui rabote, qui tourne le cuivre et trempe l’acier. », (L’Art dans le deux mondes, 10 janvier 1891)

 

Après-midi de printemps, temps gris, Éragny, 1898

 

Le cartel cite Émile Verhaeren :

Voici la vraie campagne, celle dont le peintre nous a parlé, jadis, comme personne. Il l’a comprise fruste, saine, réelle ; il nous en a fait sentir le terreau, il nous en a évoqué les froids et les torridités ; il nous a promenés en ses taillis et ses bois et nous en sommes revenus avec des sensations de chaleur et d’ombre vraiment exquises » (Le Mercure de France, février 1901)

 

L’Escalier, coin de jardin à Éragny, 1897



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