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SpiritualitÉ des images


Giambattista Tiepolo, Le Banquet de Cléopâtre, 1742-43

Sérénissime Venise en fête

de Tiepolo à Guardi

 

musée Paris-Cognacq-Jay

jusqu’au 21 août 2017

 

Gilles Castelnau

 

 

15 avril 2017

Au 18e siècle, la « sérénissime » république de Venise voit décliner son énorme puissance maritime et politique. En 1797 le général Bonaparte y fera son entrée avec une armée magnifique et Venise ne retrouvera plus jamais sa belle autonomie.
Mais elle passera ce dernier siècle qui lui reste en allant sans interruption de célébrations et en carnavals. On a pu dire que « son chant du cygne a pris des airs d’apothéose ! » Les peintres exprimaient la magnificence de l’architecture, la richesse des fêtes, la superficialité insouciante des scènes de genre. Et toute l’Europe s’y précipitait avec gourmandise.

Les commissaires Benjamin Couilleaux et Rose-Marie Herda-Mousseaux ont réussi à rassembler une quarantaine de peintures, de gravures et de dessins qui montrent bien cette atmosphère de festivités luxueuses et extravagantes.

Spiritualité glacée d’une déshumanisation finalement lamentable...

 

« Le Banquet de Cléopâtre » de Giambattista Tiepolo, placé ci-dessus en exergue, vient d’être restauré et de retrouver ses couleurs et sa beauté. Ce banquet extraordinaire que Cléopâtre offrit, dit-on, à César est caractéristique de cette folle vie de Venise. Le peintre a choisi d’en représenter le pont culminant, moment ù Cléopâtre jette une perle dans une coupe de vin pour l’y dissoudre et constituer ainsi une boisson d’un prix faramineux.
Les commissaires rapportent dans un cartel que Tiepolo réussit à convaincre le roi de Pologne de lui commander une réplique immense de ce tableau, qui sera ensuite vendue à Catherine de Russie, puis à Staline lui-même !

Pietro Longhi, Le Couple joyeux, vers 1740

 

La « joie » de ce couple ne semble guère de bon aloi. La femme brandit un pot de vin, deux hommes partagent son excitation, tandis que d’autres se détournent de la scène en se chauffant dans la cheminée.

 

Giovanni Battista Cimaroli, Célébrations pour le mariage du dauphin Louis avec l’infante Marie-Thérèse d’Espagne, vers 1745

 

Le mariage du dauphin, fils de Louis XV, fut en effet commémoré dans une célébration gigantesque à l’ambassade de France au Palazzo Surian, en mai 1745.
Les commissaires décrivent ainsi la scène :
« Tandis que les spectateurs se pressent aux balcons de l’ambassade tendus de rouge ou sur les rives étroites du canal encombré de tribunes et arborant une tourelle aux armes de France, les gondoles débarquent leurs passagers au pied de quelques marches sur lesquelles jouent des musiciens. Face à l’estrade dressée au-dessus du canal s’élève une pyramide humaine dominée par un haut édicule aux formes chantournées et aux couleurs tendres. »

 

Pietro Longhi, Le Charlatan, vers 1757

 

Pietro Longhi concentre en un tableau l’ensemble de la vie de la cité.
Au-dessus de la tête d’un camelot vêtu d’un beau costume bleu, Longhi a malicieusement placé une petite marionnette dont le bâton dressé semble parodier le bras levé brandissant une fiole sans doute bien peu miraculeuse.
Les trois femmes charmantes se réjouissent de ses belles paroles.
Au premier plan le couple vêtu de l’habillement noir et blanc, du masque et des chapeaux traditionnels du carnaval font partie de la grande foule remplissant la place Saint-Marc.
Ce tableau est, certes, coloré et très vivant mais la lumière est froide, les personnages sont figés dans leurs mouvements et ne manifestent aucune joie.
L’animation de la vie vénitienne serait-elle surfaite ?

 

Francesco Guardi, Le Doge Alvise IV Mocenigo porté sur la place Saint-Marc, 1775-1777


 

Les magnifiques bâtiments encadrant la place, décorés de tentures et animés des spectateurs privilégiés qui ont pu y trouver place, le très haut campanile dressé vers le ciel et au fond, l’extraordinaire basilique Saint-Marc, s’harmonisent avec l’immensité de la foule mise en mouvement par des agents de sécurité au longs bâtons. Cadre impressionnant pour le passage du nouveau doge que l’on voit porté en même temps que son Conseil et jetant une volée de pièces au peuple qui les acclame.

 

Giandomenico Tiepolo, La Malvasia, 1791

On nommait ainsi les tavernes où l’on buvait un vin grec du même nom, très doux et... enivrant ! Ici le propriétaire montre la sortie à un consommateur trop gai.




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