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SpiritualitÉ des images


 

Collection Alicia Koplowitz


de Zurbaran à Rothko

 

Musée Jacquemart-André, Paris

jusqu’au 10 juillet 2017

 

 

Gilles Castelnau

 

 

9 mars 2017

Alicia Koplowitz est une femme d’affaires espagnole dirigeant une entreprise extrêmement riche. Elle est passionnée d’art et possède, dit-on plus de 200 tableaux. Elle a accepté d’en prêter 53 au musée Jacquemart-André qu’elle a trouvé beau et parce que Mme Jacquemart était elle-même une collectionneuse.

Parmi toutes ces richesses, les commissaires Pablo Melendo Beltran et Pierre Curie ont choisi, en liaison naturellement avec Alicia Koplowitz, la sélection qui nous est présentée. Elle en a dit :

Chacune des œuvres dont j’ai fait l’acquisition a toujours suscité en moi un certain type d’émotion
et même parfois de la passion à forte dose.
Cette exposition est le résultat des émotions, des passions, et des souvenirs inoubliables
qui ont fait partie et qui continuent de faire partie de ma vie.

Et c’est un enchantement.

Les commissaires ont choisi de mettre en titre La Rousse au Pendentif de Modigliani (ci-dessus en exergue). Ils ont eu raison car Alicia Koplowitz aime les portraits féminins et elle a sans doute été émue par la douce intériorité qui se dégage de cette tendre femme rousse.

 

La première salle particulièrement contient des œuvres espagnoles d’une puissance vitale saisissante. On en sort ragaillardi et le cœur en joie :

Juan Pantoja de la Cruz, Portrait de Dona Ana de Velasco y Giron, duchesse de Bragance, 1603

Juan Pantoja de la Cruz était le peintre officiel de Philippe II et Philippe III d’Espagne. Le vêtement de cette jeune duchesse est magnifique et montre qu’elle appartient à un autre monde. Son immense collerette semble une auréole. Néanmoins elle ne sourit pas et sa bouche est peut-être boudeuse. Le visiteur se sent interpellé par son regard qui révèle un monde de pensées inconnues : à quoi rêvent les jeunes filles ?

 

Francisco Goya, Comtesse de Haro, 1802-1803

Cette comtesse a une étonnante robe (de la mousseline ?) avec un beau galon doré. Sa chevelure est à bouclettes comme on en porte en France sous l’Empire. Deux siècles après la duchesse, sa voisine dans l’exposition, elle est belle aussi et élégante mais elle ne sourit pas non plus et manifestement, son rêve suscite l’émotion d’Alicia Koplowitz qui nous la montre et... ne laisse pas indifférent le spectateur.

 

Francisco Goya, Hercule et Omphale, 1784

Les couleurs, l’intensité de la lumière et la vie qui se dégagent de ce tableau attirent le regard depuis le fond de la salle. Goya est le spécialiste de la lumière qui illumine les visages et les rend vivants. Le sujet du tableau a moins d’importance que l’expression qui s’en dégage : Hercule est représenté en chevalier du Moyen-Age, la reine Omphale a une attitude ambiguë : la légende dit qu’elle a épousé par amour Hercule qui était son esclave : celui-ci contemple-t-il peut-être la bague nuptiale qu’elle lui aurait offerte ? Émotion en tous cas d’Alicia Koplowitz !

 

Francisco Goya, l’Attaque de la diligence, 1786-87

Les scènes de Goya sont toujours colorées et animées. Celle-ci étonne et capte l’attention : Les personnages du centre se partagent déjà les richesses volées alors qu’à côté d’eux un dernier défenseur se fait poignarder sans qu’ils y prennent garde et le guetteur debout sur la diligence ne se mêle ni du combat ni du partage. Mais les arbres sont beaux, le ciel est bleu, la lumière chatoyante et le tableau... décoratif.

 

La deuxième salle contient des Tiepolo, des Canaletto, et des Guardi. La troisième Gauguin et Van Gogh

 

Paul Gauguin, Femmes au bord de la rivière, 1892

 

L’atmosphère « primitive » de la vie à Tahiti avec ses couleurs vives et son harmonie tranquille réjouit l’imagination et suscite peut-être la « passion » dont parlait Alicia Koplowitz

On voit ensuite Picasso, Gris, Modigliani et van Dongen.

Kees van Dongen, Femme au grand chapeau, 1906

Cette femme ne ressemble pas à celles qu’ Alicia Koplowitz nous a proposées jusqu’ici : elle n’est pas rêveuse et tendre, elle n’appelle pas notre sollicitude. Elle est consciente de sa puissance de séduction, indifférente à toute idée de pudeur ou de modestie. Antipathique, provocatrice et... belle !




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