Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français


SpiritualitÉ des images

 


Kehinde Wiley

1977 -

 

lamentation

Petit Palais, Paris
jusqu’au 15 janvier 2017

 

 

Gilles Castelnau

 

16 novembre 2016

Au cœur du Petit Palais, la commissaire Susana Gallego Cuesta a installé un kiosque à six faces présentant ces étonnants vitraux colorés. Un seul cartel désigne leurs six titres qui tous désignent la Vierge à l’enfant.

Kehinde Wiley est afro-américain. Il est né en 1977 à Los Angeles et vit à New York. Il se demande pourquoi les noirs n’ont pas plus de place dans la tradition occidentale. Il veut réhabiliter ceux qui, dans notre société ne sont que des « invisibles » en les peignant sous des poses glorieuses et magnifiques.Il a précédemment copié le tableau de David Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard en remplaçant Bonaparte par un officier noir. Il aime à prendre comme modèles les jeunes noirs, garçons et filles – surtout garçons - du quartier populaire de Brooklyn.

 

 

Pourquoi Marie ne serait-elle pas comme cette fille tout ordinaire dans son beau vitrail chatoyant ? Et Jésus n’était-il pas un gamin aimant jouer au foot ?

 

Et d’ailleurs, pourquoi le rôle éminent de la Madone ne serait-il pas attribué à un garçon en tee-shirt et basket ?

 

Un homme en casquette de base-ball (ci-dessus en exergue) ne pourrait-il pas être représenté dans la gloire céleste, porter lui aussi la couronne de roi-du-ciel et être juché comme souvent la Vierge sur un nuage ? Son enfant ne pourrait-il pas être adoré par les mages que l’on devine à gauche, même si l’un d’eux a la coiffure de plumes des Indiens ? Et se poser en libérateur des hommes enchaînés comme les anciens esclaves ?
Mais son enfant semble mort. Jésus aurait-il été tué d'un coup de feu malheureux par la police ?

 

 

La madone ne pourrait-elle pas être comme ces filles afro-américaines, chaussées de talons trop hauts et néanmoins coiffées d'une belle couronne ? Et d’ailleurs l’enfant Jésus ne pourrait-il pas être une fille comme sur ce vitrail ?

 

 

Au rez de chaussée du Petit Palais la commissaire a placé trois grands tableaux du Christ. Celui-ci, immense, le montre mort, réaliste, entouré pourtant de fleurs et de verdure qui manifestent sa grande valeur et notre amour, Avez-vous vu, il est noir !

 


Retour vers spiritualité des images
Vos commentaires et réaction

 

 

haut de la page

   

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.