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SpiritualitÉ des images

 

Rosa Rolanda, Autoportrait, 1952


Mexique 1900-1950


Diego Rivera, Frida Kahlo, José Clemente, Orozco
et les avant-gardes

 

Musée du Grand Palais
jusqu’au 23 janvier 2017

en collaboration avec  la Secretaría de Cultura,
Instituto Nacional de Bellas Artes,
Museo Nacional de Arte, Mexico

 

Gilles Castelnau

 

 

8 novembre 2016

C’est une immense et magnifique exposition que nous propose le Grand Palais, dans une ambiance saisissante et passionnée de couleurs vives et de formes puissante.
En cette première moitié du 20e siècle, le Mexique a traversé des violences, sociales et politiques, guerre d’indépendance, révolution, sous un soleil de plomb transcendant et exaltant les tempérament.

 

José Maria Jara, La Veillée funèbre, 1889

 

Avant la révolution qui a marqué tout le début du siècle, l’expression artistique représentée était bien conventionnelle et ce tableau fait ressortir la force qui se dégage des œuvres exposées.

 

• etudiante • Nahui Olin, Autoportrait en étudiante à Paris, 1914

 

Ce sont les portraits de femmes qui frappent ; on les rencontre dans toutes les salles. Comme dans tous les pays elles étaient évidemment mères et épouses. Et la représentation que l’on en a ici ne montre pas des femmes battues et des épouses dévouées ni des femmes pécheresses et honteuses. Plutôt des amantes au fort tempérament.
Maria del Carmen Mondragon Valseca s’est représentée ainsi. Nahui Olin est un surnom qu’elle affectionnait et qui lui a été donné par un de ses amoureux. Elle est, sur cet autoportrait, encore bien jeune et étudiante à Paris. Elle était fille d’un général et nul doute que son père devait s’inquiéter de la manière dont elle devait regarder la ville lumière de ses immenses yeux sous ses cheveux bouclés !

 

Nahui Olin, Nahui et Lizardo face à la baie d’Acapulco, 1921

 

Revenue au Mexique, elle a réalisé cet auto portrait dans les bras de son amoureux de l’époque. Sa chevelure avait changé de couleur et ses grands yeux se fermaient d’amour. Le commissaire de l’exposition, Agustin Arteaga dit dans un cartel qu’elle a toute sa vie défrayé la chronique par son tempérament anticonformiste et sa beauté sulfureuse.

 

Frida Kahlo, Autoportrait au cheveux coupés, 1938

 

Frida Kahlo avait coupé ses cheveux magnifiques de dépit de sa rupture avec son mari le peintre Diego Rivera. Elle a eu une existence mouvementée et malheureuse. Polyo à 8 ans, victime d’un terrible accident de la route qui l’obligea à subir un grand nombre d’opérations du bassin et de la colonne vertébrale et l’empêcha d’avoir des enfants. De terribles douleurs ne la quitteront pas et ne l’empêcheront pourtant pas de mener une vie passionnée et réussie : un billet de 500 pesos mexicains est à son effigie et à celle de son mari Diego Rivera.

Fière de son identité mexicaine, militante de l’émancipation des femmes, membre du Parti communiste, elle s’exprimait de manière vulgaire, jurant, buvant et fumant dans une société encore très conservatrice. Lorsqu’Hitler arriva au pouvoir, elle affecta d’écrire son prénom « Frieda » ce qui signifie « paix » en allemand.

 

 

Rosa Rolanda, dont l'Autoportrait (1952) est ci-dessus en exergue, était danseuse professionnelle et s’est sans doute représentée elle-même en arrière-plan. Elle venait de rompre avec son compagnon : seule la main du squelette de la mort se pose sur son front pour la réconforter !

 

Diego Rivera, la Rivière Juchitan, 1953-55

 

Diego Rivera, le mari de Frida a réalisé cette immense fresque de plus de 20 mètres carrés. Il est considéré comme un des trois « grands » peintres mexicains. Engagé avec passion dans tous les mouvements sociaux et politiques, il donnait la priorité à la lutte ouvrière et peignait de grandes fresque murales symbolisant le peuple du Mexique.



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