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SpiritualitÉ des images

 

 

La Table garnie, 1866

 

Fantin-Latour

 

1836-1904

 

musée du Luxembourg

jusqu’au 12 février 2017


 

Gilles Castelnau

 

 

23 septembre 2016

Si l’on en juge par la beauté de « la Table garnie » présentée ici en exergue, on dira qu’Henri Fantin-Latour est un remarquable peintre réaliste. On dirait presque la photographie de cette table, tant les fruits et les fleurs, - ces hortensias ! - sont reproduits avec exactitude et précision. Effectivement Fantin-Latour a multiplié les peintures de ces bouquets qu’il réussissait si bien et dont tout le monde admirait la fraicheur, la simplicité, la finesse et le naturalisme.

 

Un atelier aux Batignolles, 1870

 

Fantin-Latour a certainement représenté le groupe de ses amis avec la même qualité de réalisme qui donne une impression de naturel et permet de reconnaître les visage de chacun des participants.
Mais dans ce tableau, ces hommes ne communiquent pas les uns avec les autres et si l’on y prête attention on ne peut manquer d’être frappé par leur apparence absente, méditative, rêveuse.
Fantin-Latour était ami du grand réaliste qu’était Courbet qui prétendait être capable de peindre sans rien ajouter à son modèle, sans rien imaginer qui ne soit devant lui. Mais il est clair qu’il s’en démarque ici en ajoutant à ses modèles la représentation de leur personnalité qu’il connaissait bien pour les avoir tous fréquentés de près.
Cela est si vrai que leurs contemporains n’ont éprouvé aucune peine à les reconnaître et les nommer :

Assis : le pinceau à la main : Edouard Manet ; Zacharie Astruc
Debout de gauche à droite : Otto Schölderer ; Pierre-Auguste Renoir ; Emile Zola ; Edmond Maitre ; Frédéric Bazille ; Claude Monet.

Avec son semblant de réalisme, Fantin-Latour exprimait en fait la personnalité intime de ses amis.

 

La lecture, 1877

 

La jeune femme blonde de profil est Charlotte Dubourg, la belle-sœur du peintre. Elle est rêveuse et peu attentive à la lecture de son amie...... que celle-ci semble d’ailleurs avoir interrompue. Qu’a donc voulu représenter Henri ?

 

La leçon de dessin dans l’atelier, 1879

 

On sait qu’il s’agit de Louise Riesener et Eva Callimaki-Catargi. Elles non plus ne communiquent pas et l’attitude absente de la blanche tête de pierre qui est au premier plan suggère qu’un autre monde est possible dans lequel la pensée s’égare...

 

La ronde des nymphes, 1900

 

 

A la fin de sa vie, Fantin-Latour abandonne même toute idée de peindre des portraits réalistes. Il plonge délibérément dans la fantaisie de l’univers des nymphes. Il avait commencé sa carrière en peignant de manière réaliste de belles fleurs. Il la termine dans un imaginaire onirique dont on comprend qu’il était déjà présent dans le réalisme de ses portraits.

 

 

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