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SpiritualitÉ des images

 

vieilleux

Bouchardon

une idée du beau

 

1698-1762

 

musée du Louvre

jusqu’au 5 décembre 2016


 

Gilles Castelnau

 

 

16 septembre 2016

Alors qu’après Watteau, Boucher, Chardin et Nattier continuaient à peindre la joliesse charmante et frivole du monde artificiel de Versailles, et que Clodion sculptait de sensuelles bacchantes, Edmé Bouchardon s’efforçait, dans ses sculptures et ses dessins de jeter un regard sobre, respectueux de la dignité humaine de ses contemporains.

 

Baron Philipp von Storsch. 1727

 

C’est ainsi qu’il se permet de représenter à demi-nu cet éminent antiquaire et collectionneur d’art prussien qu’il avait rencontré à Rome lors de son séjour à l’Académie de France. Celui-ci, pourtant proche du pape et des milieux dirigeants romains venait de lancer – à Florence seulement il est vrai – la première loge maçonnique. Bouchardon, en sculptant ses sourcils froncés et les rides de son front, s’intéresse manifestement davantage à représenter la profondeur de ses pensées et l’énergie qui monte en lui, que la noblesse que son titre de baron évoque.

 

Le pape Clément XII Corsini, 1731

 

Avant de quitter Rome, il eut l’insigne honneur d’obtenir que le pape pose pour lui. Il n’osera naturellement pas le déshabiller mais le représente pourtant avec une froideur glacée bien différente du tourbillon puissant que les sculpteurs baroques ne manquent pas de réaliser.

De retour à Paris, Bouchardon va connaître les plus grands honneurs. Agréé à l’Académie royale en 1735, il devient sculpteur du roi. Il réalise la fontaine de la rue de Grenelle et une statue de Louis XV pour la place de la Concorde (qui sera fondue sous la Révolution)

 

Bacchanale d’enfants 1750

 

Il fait des sculptures charmantes des putti traditionnels comme Clodion et d’autres en faisaient à l’exemple des Romains.

 

Saint Pierre
terre cuite pour Saint-Sulpice

Chargé de réaliser les statues des apôtres pour l’église Saint Sulpice, il en fait plusieurs. Elles manifestent un dolorisme romantique qui en dit long sur la faiblesse de la théologie de cette époque dont la réflexion était vitrifiée par un absolutisme royal qui interdisait tout libre examen. On se souviendra à ce propos que les jansénistes étaient toujours interdits et maltraités, accusés de critiquer la monarchie de droit divin.et que la persécution la plus vive continuait à s’abattre sur les protestants avec les bûchers pour les pasteurs, les galères pour les hommes et la prison pour les femmes.

 

L’Amour se faisant un arc de la massue d’Hercule. 1750

 

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