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Spiritualité des imagesz

 

Le Saut du lapin, 1911

 

Amadeo de Souza-Cardoso

1887 - 1918

 


musée du Grand Palais

jusqu’au 18 juillet 2016

 

 

Gilles Castelnau


27 mai 2016

Amadeo de Souza-Cardoso est un jeune peintre portugais dont la joie de vivre, et les visions fantasmagoriques se traduisent en dessins étonnants aux couleurs vives, constamment renouvelés, et toujours enthousiasmants.

Venu à Paris en 1906 à l’âge de 19 ans, il fréquente les milieux créatifs de Montparnasse avec Modigliani, Brancusi, Juan Gris, Robert et Sonia Delaunay et les autres. La voie est libre devant eux.

Avec Modigliani il expose ses œuvres et ils obtiennent un tel succès qu’il est reçu au Salon des indépendants et y expose en 1911 plusieurs de ses peintures comme les Lévriers.

 

Les Lévriers, 1911

 

Les deux grands chiens ont un regard attentif fixé au loin, bien en dehors des limites du tableau et les lièvres qui courent (on dirait qu’ils volent ou qu’ils nagent !) sont, eux aussi, comme le peintre lui-même, prêts à sortir du cadre. Les couleurs évoquent la chaleur et l’intensité de la vie mais appartiennent plutôt à un monde onirique qu’à une réalité concrète.

« J’ai plus de phases que la lune » s’écrie-t-il pour montrer qu’il s’enivre de plonger dans la liberté de l’École de Paris.

Helena de Freitas, commissaire de l'exposition, qui mentionne cette phrase a fait aussi recopier sur le mur le grand texte programme « futuriste » qui explique certainement le louvoiement enchanté des spectateurs qui vont de l’un à l’autre de ces 200 tableaux :

Nous les futuristes, nous ignorons l’Histoire, nous ne connaissons que la Vie qui marche avec nous.
Ils ont la Culture, nous avons l’Expérience – et nous ne voulons pas les échanger !
Plus important encore, Amadeo de Souza-Cardoso appartient à la Ligne de Front du plus grand des combats qui est la Pensée Universelle.
Amadeo de Souza-Cardoso est la première Découverte du Portugal dans l’Europe du XXe siècle.
Les limites de cette découverte sont infinies parce que le sens de la Découverte change de substance et grandit en intérêt – c’est pour cela que la Découverte du Chemin Maritime des Indes est moins importante que l’Exposition de Amadeo de Souza-Cardoso au Cercle Naval de Lisbonne.
Heureusement pour toi, lecteur, je ne suis pas un critique, raison pour laquelle je ne t’embête pas avec des élucubrations sur l’Art dont tu es si loin ; mais, demain, quand tu sauras que la valeur de Amadeo de Souza-Cardoso est celle que je te démontre ici tu regretteras de ne pas l’avoir su la veille. Donc, vas-y, commence dès aujourd’hui, va à l’Exposition du Cercle Naval de Lisbonne, bouche tes oreilles, laisse tes yeux courir sur les toiles et dis-moi : n’est-ce pas la Vie qui est là ?
Cependant ne t’attends pas à ce que les tableaux viennent à toi ! Non, ils ont un clou derrière qui les attache.
C’est toi qui dois aller vers eux, cela mettra trente jours, deux mois, un an mais, même s’il faut du temps, cela vaut la peine de persévérer parce que tu sauras, ensuite, où se trouve le Bonheur.

José de Almado Négreiros
poète futuriste
Extrait du Manifeste dans le catalogue
de l’exposition de Amadeo de Souza-Cardoso,
Lisbonne 1916

 

« Le Saut du lapin », placé ci-dessus en exergue, est typique de la peinture d’Amadeo de Souza-Cardoso. Ce titre évoque le thème de la chasse (c’est un lapin qui est représenté dans la campagne et non un poisson dans un aquarium !) mais se réfère aussi à une danse traditionnelle caractérisée par le libre choix des pas, ce qui illustre sans doute la liberté à laquelle il est si attaché.

Pendant la guerre, Amadeo de Souza-Cardoso était au Portugal. Revenu à Paris après la paix, il est mort en 1918 à 31 ans de la grippe espagnole.

 

Titre inconnu (Clown, cheval, salamandre). 1911-1912

 

La détente du cerf, vers 1912

 

Titre inconnu (Don Quichotte), 1914

 

Ce titre étrange de « Don Quichotte » se justifie peut-être par la silhouette que l’on peut discerner d’un cheval et de son cavalier. La Commissaire remarque qu’Amadeo de Souza-Cardoso « définit à partir de cercles, d’ellipses, d’ondes sinueuses et autres formes géométriques une figure vivante, en action, dans un concours chromatique équilibré autant que fantaisiste. »

 

Trou de la serrure, vers 1916

Il existe une certaine logique dans la combinaison des différents éléments qui remplissent la toile. Il s’agit d’objets issus de l’art populaire du nord du Portugal (poupées, céramiques) que le peintre avait dans son atelier. Amadeo leur associe une simulation des « papiers collés » du cubisme, créant ainsi un univers hétérodoxe de références artistiques et culturelles. »

 

 

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