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Spiritualité des imagesz


 

Jeune fille tenant des fleurs jaunes dans un verre, 1902

 

Paula Modersohn-Becker

L’intensité d’un regard

 

Paris, musée d'Art moderne

jusqu’au 21 août 2016

 

Gilles Castelnau

 


6 mai 2016

Paula Modersohn-Becker était allemande, 1876-1907. Elle est morte jeune, à 31 ans, d’un accouchement difficile, mais sa courte carrière a été extrêmement féconde : en 15 ans, elle a peint 750 toiles et réalisé mille dessins.

 

Garçon avec un chat dans les bras, 1903

 

Sa peinture exprime une énorme énergie et un besoin irrépressible d’expression. Elle a fait plusieurs séjours à Paris où elle s’est familiarisée avec la peinture des Fauves : Henri Matisse, André Derain, Maurice de Vlaminck, dont le mouvement s’est lancé en 1905 : des couleurs puissantes plutôt qu’un dessin raffiné, une vie intense, une rapidité de peinture.

 

Tête d’une jeune fille blonde coiffée d’un chapeau de paille, 1904

 

Le sous-titre de l’exposition « L’intensité d’un regard » est bien trouvé dans la mesure où Paula Modersohn-Becker alterne dans ses tableaux les yeux vides et sans expression de certains enfants qui expriment ainsi leur absence de la vie d’adulte que nous leur proposons et par contre l’interrogation interpellante de cette petite fille, qui, elle aussi, se situe dans un monde qui est le sien.

La commissaire Julia Garimorth, a trouvé et fait inscrire sur le mur cette citation de Paula Modersohn-Becker : « Enfants silencieux, mélancoliques, graves. Ces enfants semblent nous échapper. »

 

Autoportrait avec une rose rouge, 1905

 

La même année 1905 le mouvement « expressionniste » die Brücke, prend naissance à Dresde, en Allemagne, avec Ernst Kirchner, Karl Schmidt-Rottluff et quelques autres. Ils ne craignent pas la violence et une certaine « laideur » qui suggère la passion avec laquelle ils regardent le monde et n'hésitent pas à se représenter eux-mêmes.

Une citation explique : « L’expérience intérieure est tellement plus précieuse et importante que celle venant de l’extérieur. »

 

Nature morte au bocal de poissons rouges, mai-juin 1906

 

Matisse reprendra cette image des poissons rouges de manière semblable, quelques années plus tard.
La citation sur le mur dit : « Il doit y avoir un souffle, un pressentiment et une étrangeté, comme dans la nature telle qu’elle nous apparaît dans les instants où notre regard se porte sincère et clair, sur l’essence singulière des choses. »

 

Deux petites filles nues, debout et agenouillée, devant des pavots, 1906


Voir sur ce site :

August Macke

Les fauves hongrois

Van Dongen, fauve, anarchiste, mondain


 

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