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Spiritualité des images

 

Autoportrait bleu au foulard rouge, vers 1880

George Desvallières

la peinture corps et âme

 

Musée du Petit Palais

jusqu'au 17 juillet 2016

 

Gilles Castelnau

 

13 avril 2016

George Desvallières était un homme sensible à la vie de l’humanité. Tourmenté certainement par la souffrance, le misérabilisme de certaines vies, la force et la beauté - admirable ou méprisable - du corps et de l’esprit humains.

 

Portrait de Georgina Desvallières, 1883

C’est ainsi qu’il se plaît à peindre sa sœur, élégante jeune fille de 16 ans

En regardant ses toiles on pourra se demander quelles étaient ses arrières-pensées en les peignant. Il était ami du peintre Maurice Denis qui se disait « nabi ». Ce mot qui signifie « prophète » en hébreu biblique désignait quelques peintres (Paul Sérusier, Édouard Vuillard...) qui, avec Maurice Denis, cherchaient délibérément une peinture exprimant la vérité profonde des choses, leur lumière intérieure, que connaissaient les prophètes d'autrefois.

 

autoportrait, 1891

 

C’est ainsi qu’il s’attachait à regarder ses contemporains et notamment ses contemporaines avec tendresse et empathie, un peu comme le faisaient Picasso dans ses périodes bleue et rose ou Toulouse-Lautrec au Moulin Rouge.

Isabelle Collet, commissaire de l’exposition le cite :

« Je me suis mis à l’étude de la rue. J’errais dans le coins les moins sympathiques, à Paris à Londres, pour voir tous ces pauvres êtres qui peuplent les lieux. Je fus pris d’une grande pitié pour la beauté féminine ornée, maquillée, qui provoquait chez moi une grande tristesse »


Le Grand Chapeau Alhambra, 1903-1904

 

 

C’est en ayant cette déclaration à la pensée que l’on peut interpréter le regard que George Desvallières jetait sur ses peronnages et aussi celui qu’il leur attribuait.


En soirée. Portrait de Mme Pascal Blanchard, 1904

 


La Grande guerre qu’il fit comme officier de chasseurs alpins le bouleversa d’autant plus qu’il y perdit son jeune fils Daniel, mobilisé comme lui. Sa foi chrétienne (catholique) y connut un renouveau et il s’engagea à ne plus peindre désormais que des scènes sacrées.
Il inaugura au Salon d’automne une section d’art religieux et avec son ami Maurice Denis il fonda les Ateliers d’art sacré, place de Furstenberg, près de l’ancien atelier d’Eugène Delacroix.

 

Hommage à la Bienheureuse Jeanne d’Arc, 1912

 


Cet ex-voto fut peint en témoignage de reconnaissance pour la guérison subite de sa fille Marie-Madeleine, survenue le jour de la fête de Jeanne d’Arc. La petite Mariette et représentée malade, la tête couverte d’un bandage, entourée par ses parents et ses grands-parents durant la nuit de veille où elle faillit mourir.

« Certes il y a la croix, la croix toujours, mais aussi la résurrection l’ascension, le ciel » dit-il.

 

 

Sainte Marie, reine des anges, esquisse, vers 1936

 

 

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