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Spiritualité des images 

 


Phaëton sollicitant auprès d'Apollon
la conduite du char du Soleil,

1804

 

Benjamin West

(1738-1820)

Louvre
tableau du mois
Richelieu, 2e étage, salle 17
jusqu’au 2 mars 2009

 

Gilles Castelnau

 

 

12 février 2009
Comme l’écrit le conservateur du Louvre Guillaume Faroult, auteur de cette exposition du « tableau du mois »,  Benjamin West est une figure majeure de la vie artistique britannique depuis les années 1760 et jusqu’à la fin des années 1800-1810. Il a obtenu à la cour de Londres de nombreuses commandes royales.
Il a profité d’une courte interruption des guerres entre la France et l’Angleterre pour venir à Paris, en 1802 et a, paraît-il, notamment admiré « les Sabines » le fameux tableau de David toujours en bonne place au Louvre.

 

Jacques-Louis David, Les Sabines, 1799

 

Son Phaëton, peint à peu près à la même époque, ressemble par certains aspects aux Sabines mais s’en différencie considérablement par l’atmosphère qui s’en dégage.
Les deux tableaux représentent des personnages nombreux et pour l’instant immobiles mais dont on sent bien qu’une tension puissante les habite et peut dans le moment qui va suivre déclencher peut-être un chaos indescriptible, magnifique, dangereux et mortel : les guerriers nus de David vont s’entre-tuer et noyer peut-être dans leur fureur les femmes dévêtues aux bras écartés qui les implorent, comme les magnifiques chevaux blancs de West dont les yeux fous et les mouvements indiquent qu’ils sont sur le point d’emporter dans leur course les femmes – également dévêtues et les bras étendus - qui ne pourront sans doute pas les retenir plus longtemps. Dans les deux cas un puissant ciel d’orage ajoute à la force intérieure bouillonnante qui saisit le spectateur.

Ceci étant, les deux hommes nus héros du tableau de David, sont des guerriers menaçants aux armes déjà en mouvement et dont les grands casques magnifiques et les beaux boucliers dorés montrent à la fois la violence meurtrière et la richesse prétentieuse. Voyez comment, par contre, les deux hommes nus de Benjamin West sont paisibles dans leur tendresse familiale et proches des femmes demi-nues qui s’approchent d’eux sans crainte.

David situe la scène devant une terrible et énorme forteresse dont les murs sont faits pour résister au déchaînement de l’orage qui se prépare. La France du Directoire qui sortait de la Révolution et de la Terreur se trouvait moralement prête à accueillir Napoléon et son puissant et terrible Empire.

Certes, le tableau de Benjamin West peint dans l’Angleterre du roi George III, ne manifeste pas moins de dynamisme que celui de David, mais celui-ci s’intègre dans les forces de la nature, chevaux, souplesse et agilité des femmes meneuses des bêtes, figures lumineuses chassées par le vent ou mystérieuses entités dans l’obscurité souterraine. Unité cosmique d’un monde vivant d’un immense mouvement dans l’harmonie et la communion.

 

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