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Spiritualité des images

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Le Petit Chevrier 1782

 

Jean-Baptiste Huet


le plaisir de la nature




 

musée Cognacq-Jay, Paris

jusqu’au 5 juin 2016

 


Gilles Castelnau


24 février 2016

Le musée Cognacq-Jay, belle demeure du 18e siècle dont elle reflète la vie charmante et éthérée avec ses belles boiseries, ses meubles et ses collections permanentes de peinture de l'époque, présente actuellement les œuvres d’un des peintres à succès typiques de cette époque.
Jean-Baptiste Huet avait parfaitement compris que pour plaire aux gens riches capables de lui acheter ses tableaux il fallait leur proposer les images apaisantes et oniriques qui leur ferait oublier les malheurs du temps.

 

La Bouquetière, 1780-85

 

Tout le monde était conscient, à la Cour et à la ville que le monde que l’on appelle désormais l’Ancien Régime n’allait plus durer. Les idées nouvelles des philosophes pénétraient tous les milieux et l’ordre social nouveau de la République commençait à pointer.
Mais dans le milieu élégant des salons on passait son temps en divertissements futiles et en conversations maniérées. On fermait les yeux sur la réalité et on rêvait de conserver à jamais l’univers fantasmatique dont on sentait bien qu’il touchait à sa fin.


Jeune couple dansant dans une forêt

 

Les peintures de Boucher, de Fragonard, de Nattier et de Chardin, dont certaines figurent d'ailleurs dans les collections permanentes du musée, illustraient bien ce monde irréel dont Jean-Baptiste Huet faisait partie sans vergogne.
Plutôt que de peindre les belles dames de ses collègues, il s’était fait une spécialité de peindre une campagne imaginaire, à l’image du Hameau de la reine Marie-Antoinette qui faisait semblant de garder des moutons blancs au colliers garnis de fleurs.


La cour de ferme, 1782

 

Fabre d’Églantine faisait chanter pour la reine :

Il pleut, il pleut bergère,
Rentre tes blancs moutons...

Voici, venir l'orage
Voilà l'éclair qui luit

On peut penser que Fabre, qui prit lorsque le temps fut venu une part active à la Révolution (il y fut guillotiné) sentait en effet venir la catastrophe. Mais Jean-Baptiste Huet était un académicien apprécié et respecté et la campagne qu’il peignait était apaisante et éternelle.

 

Un Dogue se jetant sur des oies, 1768-69


Tout au plus peut-on remarquer l’agression violente de ce terrible chien qui vient troubler la quiétudes des oies blanches – un loup atrocement blessé et regardant le visiteur d’un air suppliant figure aussi dans l’exposition…

 

Attributs champêtres, 1777

 

 

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