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Spiritualité des images


 

Diptyque Marilyn, 1962



Warhol Unlimited


 

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
jusqu’au 7 février 2016

 

Voir aussi sur ce site
Gilles Castelnau, Andy Warhol

Gilles Castelnau


5 novembre 2015

Que se passe-t-il dans l’esprit d’Andy Warhol lorsqu’il représente ainsi la belle Marilyn Monroe, coqueluche de l’Amérique et du monde entier, à laquelle toutes les filles voudraient ressembler et dont rêvent les garçons ? On est loin du soin admirable et de l’amour délicat qui animent Élisabeth Vidée-Lebrun lorsqu’elle regarde et représente ses amies les belles dames de la Cour de Louis XVI – comme nous le montre actuellement l’exposition du Grand Palais.

Andy Warhol dit que technique de la sérigraphie qu’il utilise pour la reproduction en série de ses modèles est moderne et rapide. Elle lui donne aussi la possibilité de jouer avec la couleur et la jolie et charmante Marilyn est devenue une banale figure publicitaire sur des affiches qui pourront être lacérées et défigurées par la pluie. Elle est réduite au rang des objets, comme ces boites de soupe sur les rayons des supermarchés dont Warhol multiplie les images.
Comme son propre portrait qu’il n’hésite pas à traiter également de la sorte.

 

flowers, 1964

 

L’exposition nous montre aussi la sérigraphie de fleurs grossièrement reproduites en peinture fluorescente, qui ont immédiatement été utilisées de riches américains comme tapisserie de leur salle à manger. On est bien loin, ici aussi, du soin que prenait Claude Monet pour peindre ses Nymphéas que montre le musée Marmottan.

Quel regard jetait donc Andy Warhol sur l’Amérique du XXe siècle ? Est-ce le manque de valeur, le vide intérieur de la société dite de « consommation » qui ne mérite pas vraiment que l’on s’arrête avec plaisir et attention sur ce qu’elle produit ? Un tel art – mais Warhol a dit que ce n’était en réalité pas de l’art – révèle-t-il le dénouement sans grâce d’une civilisation malade ?

 

shadows, 1978-79

 

Le cœur et la véritable raison d’être de cette exposition est la présentation de ces shadows, gigantesque fresque de 102 toiles sérigraphiées étalée sur une longueur de 130 mètres. Warhol ne craint pas d’envahir l’espace du musée ni de lasser l’attention des visiteurs avec cette répétition interminable de la seule reproduction d’un coin d’ombre de son atelier reproduit en 17 couleurs différentes et toutes semblables.

En exposant ses « boites de soupe », Warhol avait dit : « Je voulais peindre le rien ». N’y a-t-il donc réellement « rien » à voir dans l’Amérique – et dans le monde - des années 1960 à 80 ? Un « rien » qui se vend d’ailleurs fort cher !

En sommes-nous véritablement arrivés à la déconstruction, à la destruction de notre civilisation, de notre humanisme ? En tous cas, les visiteurs sont nombreux à se presser dans les grands espaces du musée d’Art moderne et ils gardent manifestement leurs réflexions pour eux.

 

 

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