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Spiritualité des images


La Jungle, 1943

Wifredo Lam


Cuba, 1902 – Paris 1982

 

Paris, Centre Pompidou
jusqu’au 15 février 2016

ensuite
Centro de Arte Reina Sofia, Madrid
12 avril - 15 août 2016
Tate Modern, Londres
14 septembre 2016 - 8 janvier 2017


 

Gilles Castelnau


26 octobre 2015

Cette grande exposition présente un très grand nombre de peintures de Wifredo Lam et aussi de dessins, de gravures et de photographies décrivant par ordre chronologique toute sa vie d’homme sensible et tourmenté par le malheur du monde à travers la Guerre d’Espagne, l’invasion nazie, la dictature cubaine de Battista et tous les drames notamment du colonialisme qu’il a connus.

 

Sans titre, 1939

 

Né d’un père chinois et d’une mère descendante d’esclaves noirs et d'Espagnols, Wifredo Lam né à Cuba, a vécu en Espagne où il s’est engagé du côté des Républicains dans la Guerre d’Espagne. Lors de la Défaite il est venu à Paris où il s’est lié d’amitié avec Pablo Picasso dont il s’est senti très proche.

 

Figure, 1939

 

A cette époque il symbolise la déshumanisation des êtres détruits par la souffrance et la guerre en renonçant à peindre leur visage qu’il remplace par un ovale inexpressif.

En 1940 il réussit à quitter la France. Il fait escale à la Martinique où il rencontre Aimé Césaire, champion de la Négritude qui lui communique son idéal de lutte contre l’injustice coloniale. Il arrive à Cuba en 1941 où sévit le régime despotique de Battista : « ce que je voyais ressemblait à l’enfer ! ». C’est alors, qu’il peint « la Jungle » (ci-dessus en exergue).

Puisqu’il ne pouvait pas changer le monde par une révolution mondiale il agit par une peinture révoltée.

 

Le Sombre Malembo, Dieu du carrefour, 1943

 

 

Il revient après la guerre en Europe, en Italie et en France. Sa peinture reflète et dénonce encore et toujours sa solidarité douloureuse avec les exclus, les opprimés, les méprisés

 

Nativité, 1947

 

Cette couleur noire, ces piques, ces pointes, ces sabots fourchus sont une illustration saisissante de ce titre de « Nativité » qui évoque plutôt dans nos esprits la douceur d’une jeune mère et de son enfant et non leur torture et leur mort…

 

 

Le Corps et l’âme, 1966


Un silence consterné
règne dans les grandes salles du Centre Pompidou. La peinture de Wifredo Lam serre le cœur des nombreux jeunes qui visitent cette terrible exposition.

 

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