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Osiris


Osiris

mystères engloutis d’Égypte

 

Institut du monde arabe, Paris

jusqu’au 31 janvier 2016


 

Gilles Castelnau


18 septembre 2015

D’importantes recherches sous-marines menées avec toutes les possibilités de la technique moderne ont permis de mettre au jour une grande quantité de statues et d’objets religieux de villes égyptiennes englouties dans le delta du Nil. Une exposition en est faite à l’Institut du monde arabe, complétée par une quarantaine d’œuvres provenant des musées du Caire et d’Alexandrie. L’importante affluence dont bénéficie l’Institut du monde arabe manifeste l’extraordinaire intérêt que portent les Parisiens à l’Égypte ancienne

Ustensiles, 6e-2e siècles avant notre ère

 

Un culte annuel célébrait Osiris dont nous ne savons que peu de choses. Le commissaire de l’exposition, Franck Goddio, archéologue et directeur des fouilles pré sente ainsi ces ustensiles :
« Les passoires servaient entre autre à filtrer des mélanges. Un tête de cygne est finement sculptée sur l’une d’elles. A bout de manche de la louche rituelle, un motif de tête de canard. De nombreux instruments du culte furent mis au jour. Louches rituelles coupes, plats à offrandes, lampes à huile, brûle-encens, flacons, vases et statuettes d’Osiris se comptent par dizaines. Elles datent des six derniers siècles avant notre ère. »

Le culte d’Osiris
Seth, frère cadet d’Osiris, jaloux d’Osiris, réussit par ruse au cours d’un banquet, à enfermer Osiris dans un coffre et à le jeter dans le Nil. Isis, épouse d’Osiris, part à sa recherche. Elle retrouve son cadavre et le ranime grâce à sa force magique. Une autre légende dit que Seth trouve le corps d’Osiris, le dépèce en 14 morceaux qu’il disperse. Isis se lancer à sa recherche et le retrouve. Ils ont ensemble un fils, Horus, qui réussit à vaincre et à tuer Seth.

Ce culte de la résurrection d’Osiris est en relation étroite avec le retour à la vie de la terre d’Égypte que l’inondation du Nil couvre d’une nouvelle végétation.

La célébration du Mystère durait une vingtaine de jours pendant lesquels on revivait les épisodes du drame, la mort et le retour à la vie d’Osiris. Les fidèles célébraient le cycle de la Nature. Ils façonnaient des statuettes avec du limon du Nil auxquelles ils incorporaient des grains d’orge qui poussaient en une représentation de la vie du Dieu qui renaît, grâce à sa force fécondante, comme la végétation des bordures du Nil et comme leur propre vie personne.

 

Apis

Le taureau à la force vitale continuait à recevoir un culte après sa mort sous la forme du dieu Osiris-Apis. Les grecs l'assimilèrent au dieu Sérapis Le disque représentant le soleil source de vie entre les cornes Le taureau sacré Apis était un animal vivant, élevé dans le temple de Memphis. Lorsqu’il venait à décéder, il était inhumé selon un rituel précis. Sa momification et ses funérailles rappellent en tout point celles d’Osiris. Et Sérapis est la divinité précisément née de la fusion d’Osiris et d’Apis. Cette splendide sculpture romaine exprime l’ambivalence de l’animal sacré, à la fois symbole de la succession royale et de la renaissance osirienne.

 

Tête de Sérapis – 3e-4e siècle apr. notre ère

 

Cette statue du musée du Caire représente Osiris appelé aussi Sérapis ou Apis : son couvre-chef est une mesure à grain. Symbole de fertilité, souvent décoré de rameaux d’olivier ou d’épis de blé, il indique sa fécondité.

Les religions à mystères
On appelle ainsi les cultes qui se sont répandues bien au-delà de l’Égypte ancienne dans tout l’Empire romain. Ce sont toutes des religions de divinités aux légendes différentes mais toutes semblables dans la mesure où elles meurent et renaissant en union avec les cycles de la nature. Elles portent le nom de religions à mystères dans la mesure où elles réservaient toute la connaissance des mystères spirituels à leurs seuls fidèles.

Malgré tous les travaux des historiens leurs rites et leurs pratiques demeurent encore très largement méconnus de nos jours. Les divinités Osiris, Dionysos, Adonis et bien d’autres étaient, dans le monde gréco-romain, des divinités bienveillantes et sensibles à la détresse humaine qui fournissaient par leur mort et leur retour à la vie qu’elles partageaient avec leurs fidèles, une spiritualité d’espérance qui débordait le terrible Destin stoïcien et contournait la domination totalitaire de Zeus (et de l’Empereur !) et réconfortait plus que la glaciale philosophie platonicienne.
Le fidèle devait s’identifier à la divinité, s’unir à elle par la piété et participer ainsi avec elle à la victoire de sa vie sur sa mort. Les empereurs romains Caligula et Domitien étaient ainsi initiés aux mystères d'Osiris.

Il est clair que les chrétiens d’origine hellénistique, comme Paul, tout imprégnés de la spiritualité des Mystères, ont attribué au Christ ressuscité le même dynamisme créateur et la même empathie apaisante que l’on reconnaissait à l’époque en Osiris, Dionysos, Cybèle et les autres.
Paul écrivait :
« Nous avons été ensevelis avec le Christ par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. » (Romains 6.4)

La différence – considérable – et que Paul soulignait fortement dans ses épitres, n’était pas que le Christ soit ressuscité – tous les personnages des Mystères l’étaient – mais qu’il était, contrairement à eux, véritablement humain, « né d’une femme » (Galates 4.1)

 

 

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