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Les bas-fonds du baroque

la Rome du vice et de la misère

 


Paris, Petit Palais

jusqu’au 24 mai 2015

 

 

Gilles Castelnau

 

29 avril 2015

Cette exposition est réalisée par Christophe Leribault, directeur du Petit Palais, en collaboration avec Francesca Cappelletti, professeur à l’université de Ferrare et Annick Lemoine, chargée de mission pour l’histoire de l’art à l’Académie de France à Rome - Villa Médicis, maître de conférences à l'université Rennes 2.

Ils entendent présenter « l’envers du décor de cette Rome splendide du premier XVIIe siècle ».

 

les murs


Ils ont tapissé les murs de l’exposition de gravures anciennes évoquant la Rome magnifique

Les 70 tableaux évoquant « le vice et la misère » de la Rome du XVIIe siècle sont mis par contraste en valeur par les nobles gravures anciennes qui tapissent les murs.
Le titre de l’exposition est un peu racoleur. Ces tableaux ne nous décrivent guère le vice et les sortilèges qui seraient capables de scandaliser et de pervertir les âmes simples !


Pieter Boddingh van Laer, Autoportrait avec une scène de magie, vers 1638-1639

 


Pieter van Laer se dévergonde, une fois quittée la puritaine Hollande. Il joue et s’amuse à se déguiser en sorcier maléfique. Mais ses amis auxquels cette scène est sans doute destinée ne prendront certainement pas au tragique et n’y verront pas la descente aux enfers d’un hérétique digne des cachots de l’Inquisition !

 

Simon Vouet, La diseuse de bonne aventure, 1617

 


La jeune tzigane lit les lignes de la main de cet ouvrier et les désigne du doigt. Son beau visage attire irrésistiblement le regard de l’homme. Et une complice, derrière lui, fouille sa poche. A en juger par ses vêtements, il ne doit pourtant pas être riche… Bas-fonds du vice et de la misère.

 

Gerrit van Honthorst, Concert avec trois musiciens, vers 1616-1618

Les commissaires de cette exposition ont sans doute jugé que l’obscurité où se complaisent les musiciens, éclairés seulement par une faible lumière, devait être l’occasion de vilaines pensées, de sournois jeux de mains ou de douteux mouvements d’argent.
« Vices, plaisirs et passions » inscrivent-ils en titre sur le mur.

 

Simon Vouet, La mano fica

 

La mano fica est obscène comme l’est, chez nous, le majeur que l’on dresse.
Un tel geste ne se rencontre sans doute pas uniquement dans les bas-fonds de la capitale italienne. Il n’est d’ailleurs, en soi, pas bien méchant. Mais le fond sombre sur lequel se détache la tête de cet homme impoli, son vêtement noir, son misérable chapeau et son sourire énigmatique lui donnent un sens peut-être menaçant.

 

 

 

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