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Spiritualité des images



Auguste

copie faite en 14 ap. JC d'un original en bronze réalisé vers 14 av. JC


Moi, Auguste, empereur de Rome

 

63 av JC - 14 ap. JC

 

Paris, Grand Palais

jusqu’au 13 juillet 2014

 

Gilles Castelnau

 

 

20 mars 2014

L’empereur Auguste était un très bel homme ; son regard était paraît-il vif et saisissant. Il avait un succès fou et on le considérait même comme un Dieu. Le nom d’Auguste qu’on lui attribuait - il s’appelait Octave - désignait son caractère sacré et divin.

On ne faisait pas à l’époque de différence radicale entre les Dieux et les hommes. On ne pensait pas, comme aujourd’hui, que le monde avait été créé par une divinité toute-puissante, omnisciente et surnaturelle. La divinité n'était pour les gréco-romains qu’une question de grandeur et de prestige.
Luc n’hésitait pas à écrire dans les Actes qu’un jour où Hérode avait particulièrement bien parlé, la foule s’était écriée : « Voix d’un Dieu et non d’un homme » (Actes 12.22).
D’ailleurs Paul et Barnabas avaient été pris à Lystre pour Zeus et pour Hermès (Actes 14).

Il faudra y penser en visitant cette grande exposition si intéressante consacrée à Auguste et à son temps.

 

pièce d'or à l'effigie d'Auguste, début du 1er siècle

 

On nous montre, notamment des pièces de monnaie, dont celle-ci porte l’inscription latine :

DIVI F PATER PATRIAE CAESAR AUGUSTUS

F est l’abréviation de filius m’écrit le professeur Michel Théron. On peut traduire : « César Auguste Père de la Patrie Fils du Divin » (sous-entendu : César). César (qui fut divinisé) avait en effet adopté Octave, qui donc était devenu son fils (adoptif), avant qu'il ne devienne Auguste.

Auguste se disait fils d’Apollon comme son père César lui aussi divin était fils de Vénus.  Il portait le titre sacré de « souverain pontife »

 

Char de cérémonie

Ce char funèbre représente sans doute celui d’Auguste. A sa mort le Sénat romain a décidé de sa divinisation officielle, son « apothéose ». Son corps a été conduit sur un char jusqu’à son bûcher d’incinération accompagné d’un aigle dans une cage. Celui-ci a été libéré lorsque le feu a été allumé, il s’est échappé vers le ciel, symbolisant ainsi l’envol de l’âme d’Auguste rejoignant les Dieux.

Un culte lui a été consacré et son épouse Livie a été nommée prêtresse et en a reçu la responsabilité.

Il avait été le seigneur tout-puissant dans tous les domaines, politique, économique financier, religieux, de l’immense empire qui allait de la Palestine à l’est jusqu’en Angleterre et en Afrique du nord.

Déjà de son vivant on l’appelait (en privé) « Mon Seigneur et mon Dieu »
On comprend que lorsque l’évangéliste Jean met dans la bouche de Thomas ce titre adressé au Christ ressuscité (Jean 20.28) il réunit et lui attribue par ces deux mots l’autorité suprême divine et humaine qui était celle de l’empereur Auguste lui-même.

Et Luc ne manque pas de nous rappeler que c’est sous l’autorité d’un recensement justement ordonné par Auguste que Joseph et Marie ont voyagé à Bethléem et que c’est sous le règne de Tibère que Jean-Baptiste et Jésus ont commencé leur ministère.

Ce titre de « Seigneur » qui est depuis traditionnellement la confession de foi chrétienne et que nous demandons de prononcer aux nouveaux membres de l’Église était donc chargé à l’époque d’un poids et d’un prestige que nous avons peine à imaginer aujourd'hui et qui dépasse très largement le murmure, même sincère, de nos liturgies dominicales.

Paul lui-même disait bien : « Nul ne peut dire "Jésus est le Seigneur" si ce n'est par le Saint-Esprit. » (I Corinthiens 12.3)

On pensera à tout cela en visitant cette grande et belle exposition.

 

buste de Tibère, fils d’auguste, empereur après lui

 

 

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