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Spiritualité des images


 

Le Défi des Piérides

 

 

Rosso Fiorentino

1523-1527

 

Musée du Louvre
tableau du mois
aile Richelieu, 2e étage, salle 18
jusqu’au 3 mars 2014

 

 

Gilles Castelnau

 

 

9 février 2014

A Rome, dans les années 1523-1527, Rosso Fiorentino découvre une nouvelle manière de peindre la vie. Il ne s’intéresse pas à la personnalité, au caractère secret, à la vie profonde des hommes et des femmes que la Renaissance permettait désormais de représenter, notamment après Léonard de Vinci, Michel Ange et Raphaël. Avec Jules Romain, le Bronzino et d’autres il se libère de l’exigence de perfection dans la représentation du corps humain, de la perspective, du cadrage rigoureux des scènes.

Les personnages ont désormais des attitudes que l’on appellera « maniéristes » parce qu’ils ont des gestes étranges et affectés « à la manière » de Michel Ange, ou peut-être parce qu’ils sont vraiment « maniérés ».

Les maniéristes nous plongent dans un univers plaisant et onirique qui n’a plus aucun rapport avec la réalité et qui plaira aux grands de ce monde en leur faisant oublier pour un temps les vérités de l’existence de leur peuple.

Et justement M. Vincent Delieuvin qui présente ce « tableau du mois » rapporte qu’il a été accroché dans la chambre du roi Charles Ier d’Angleterre dans son palais de Whitehall et que Louis XIV l’a ensuite acheté lui-même. On sait aussi que, peu après l’avoir peint, Rosso a été invité à Fontainebleau par le roi François Ier.

Ce tableau est incontestablement attrayant et agréable à regarder. Bien loin des soucis du présent, Rosso nous transporte dans une nature enchanteresse au milieu des groupes de charmantes femmes nues ou vêtues de couleurs vives. Une lumière d’aquarium donne un aspect d’irréalité à une scène qui est déjà, elle-même, totalement fantasmagorique : Vincent Delieuvin en a retrouvé le sujet qui est celui d’une joute poétique entre les muses et les filles de Piéros, roi de Macédoine tel qu’Ovide la rapporte dans ses Métamorphoses.

Nul doute que les visiteurs du Louvre seront eux aussi ravis de cette petite fenêtre ouvrant sur un monde évidemment sans aucune vérité mais moins gris que celui qui déprime tellement aujourd’hui l’esprit des Français.

 

 

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