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Ödön Màrffy : Jeune fille de Nyerges, 1908

 

Les Fauves hongrois

Allegro barbaro


Béla Bartòk et la modernité hongroise 1905-1920

 

 

musée d’Orsay

jusqu’au 5 janvier 2013

 

 

Gilles Castelnau

 

 

6 décembre 2013

« C’était l’âge des révolutionnaires de l’art hongrois » (Ödön Màrffy)

Les visiteurs sont accueillis dès l’entrée de l’exposition par la musique de Béla Bartok : celle-ci, écrivent les commissaires de l’exposition, rejoignait le mouvement des peintres « Fauves » hongrois expressionnistes qui faisaient, eux aussi, se succéder l’« idéal » et le « grotesque ».

 

Sàndor Ziffer : Autoportrait, 1908

 

Le monde cultivé hongrois était fort conservateur et « peinait même encore à s’accommoder de l’impressionnisme ». D’où le choc qu’y provoquaient ces jeunes peintres.

 

Ernst Kirchner (die Brücke): Jeune Fille assise, 1910

 

En Allemagne, à la même époque, un mouvement semblable se développait.
« Die Brücke » à Dresde avec Kirchner, Heckel, Schmidt-Rottluff, Nolde, Pechstein.
«  Der Blaue Reiter » à Munich avec Franz Marc, August Macke, Jawlensky.

 

Exposition der Blaue Reiter

 

Néanmoins, alors qu’ils nous paraissent si proches des Allemands, c’est à Paris que les Hongrois puisaient leur inspiration : Ödön Màrffy écrit : « J’ai décidé de vivre à Paris de pain sec pendant des années plutôt que d’en partir. Tout ce que j’avais en vain cherché à Munich, je l’ai trouvé à Paris ».

A Paris, ils ont rencontré à Montparnasse les gentils peintres de l’École de Paris : Modigliani, Brancusi, Chagall, van Dongen... mais ils les ont manifestement trouvés trop doux, trop apaisés, trop souriants.

C’est le dynamisme libertaire puissant de Gauguin (décédé mais dont la tradition demeurait prégnante), c’est la présence de Matisse, de Vlaminck et d’autres qui les ont enthousiasmés.

 

Mme Matisse, Madras rouge, 1907

 

Matisse disait bien : « je me sers de la couleur comme moyen d'expression de mon émotion plutôt que d'imitation de la nature ».

Ils ont vu que l’on pouvait donc arrêter de copier la nature et les reflets de la lumière sur l’eau comme le faisaient les délicieux impressionnistes et utiliser à sa guise et puissamment les couleurs en les confrontant les unes aux autres. Que les traits pouvaient se libérer des règles de la perspective et des exigences du cadrage de l’académisme. Et que l’ont était alors capable d’ « exprimer » par la peinture les révoltes intérieures, les pulsions émotionnelles qui tourmentaient alors les esprits hantés par leur refus de la Belle Époque finissante et de la guerre qui approchait.

 

Dezsö Czigàny : Autoportrait, 1909

 

Armés de ces techniques nouvelles, ils sont retournés en Hongrie et comme les Allemands de Dresde et de Munich, ils ont produit cette peinture expressionniste méchante que le musée d’Orsay nous présente maintenant. Ils utilisent des couleurs froides ou au contraire des rouges et des jaunes violents et sans joie. Leurs portraits sont laids et bouffons, choquants pour une bourgeoisie élégante et fortunée. Violence, cruauté.
Aucun sourire, aucune lumière, aucun modelé suggérant une vie spirituelle intérieure, un élan fraternel, une compassion humaniste…
Aucun autre avenir ne se profile dans ces tableaux que celui d’un gouffre sans fond.

 

Robert Berény : Autoportrait au chapeau haut de forme, 1907

 

 

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