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Angkor

 

Angkor

Naissance d'un mythe

Louis Delaporte et le Cambodge

 

 

musée Guimet, Paris

jusqu’ au 13 janvier 2014



 

Gilles Castelnau

 

7 novembre 2013

Louis Delaporte (1842-1925) était un officier français, explorateur et savant qui, lors d’un séjour au Cambodge est tombé sous le charme d’Angkor. Il a réussi à en rapporter les moulages qu’il a réalisés en1873-1874 et qui sont restés jusqu’à maintenant dans les sous-sols du musée Guimet.

Cette exposition présente 250 œuvres, peintures, statues ou moulages de bas-reliefs qui représentent des scènes des guerres mythologiques menées par les Dieux hindous Vishnou, Rama et Krishna.

Le Dieu Vishnou qui est le héros principal de ces sculptures est très populaire parmi les hindous car il est le garant et le protecteur de l’ordre du monde constamment menacé par les forces mauvaises et destructrices symbolisées par de méchants démons.

 

Bataille de Lanka

 

Lorsque les démons rendent le monde invivable, Vishnou y intervient en s’incarnant en un avatar comme notamment Krishna ou Rama qui luttent contre le mal et s’en rendent vainqueurs.

C’est cela que représentent les bas reliefs du temple d’Angkor Vat représentés dans cette exposition. Il est très regrettable que les commissaires ne se soient pas résolus à essayer d’en nommer les personnages sur les cartels explicatifs, mais on peut penser qu’il s’agit toujours d’une manière ou d’une autre, de Vishnou, de Krishna ou de Rama, engagés dans la même lutte du bien contre le mal.

 

Linteau oriental du passage central des « entrées occidentales » d’Angkor Vat

 

Incontestablement ces scènes révèlent une force, une joie, un humour de vainqueurs. Les moulages révèlent que les bas-reliefs portent la marque du frottement séculaire des mains des dévots qui manifestaient ainsi leur piété et cherchaient sans doute aussi à s’imprégner de l’énergie qui, à leurs yeux, en émanait. Cela n’est pas précisé sur les cartels : Les dévôts entendaient-ils ainsi s’impliquer personnellement d’une manière ou d’une autre dans cette lutte du bien contre le mal ou celle-ci demeurait-elle théorique, extérieure et cosmique ? En tous cas, ces bas-reliefs des temples d’Angkor les montrent se réjouissant et encourageant le Dieu de leurs applaudissements.

 

Les assura tenant la tête du serpent Vasuki

 

Toujours est-il que le thème récurant de l’agression permanente des démons et la nécessité pour les Dieux de participer sans cesse à des batailles manifestement violentes et toujours renouvelées, montrent le tourment de l’humanité vivant dans une angoissante guerre perpétuelle pour sa survie.
Il n’est pas dit quels étaient les enjeux de ces batailles cosmiques, de quels dérèglements les démons menaçaient les hommes, qui incitaient Vishnou, responsable de l’ordre du monde, à intervenir sous la forme de Krishna ou de Rama.

 

Rama tuant Marica
(Marica est un monstre métamorhosé en biche pour tromper Rama. Note de G.C.)

 

Les Cambodgiens qui construisaient ces temples croyaient-ils vraiment à l’existence physique des horribles démons qu’ils représentaient et des avatars de Vishnou et de leurs aventures ou étaient–ils conscients qu’il s’agissait de symboles ?
Les démons que l’on voit ici symbolisaient-ils peut-être des maux auxquels les Cambodgiens ne pouvaient rien comme la sécheresse du pays, la grêle détruisant les cultures, une épidémie de peste ? Ou au contraire représentaient-ils le visage défiguré des hommes par la méchanceté naturelle, l’égoïsme, l’injustice sociale ?

 

Linteau est d’antarala du temple de Thommamanon

 

Ces questions naissent lorsqu’on passe de l’une de ces représentations à l’autre et que l’on ne manque pas d’être saisi par la puissance de la vie qui s’en dégage, jaillissant de leur beauté surnaturelle ainsi que de leur violence.

 

Porche de la tour centrale d’Angkor Vat

 

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