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Composition, 1950

 

Serge Poliakoff

le rêve et les formes


1900-1969

 

 

musée d'Art moderne de la Ville de Paris

jusqu’ au 23 février 2014



 

Gilles Castelnau

 

23 octobre 2013

Serge Poliakoff est pour moi un mystère. Jeune homme russe venu en France en jouant de la balalaïka et de la guitare, il a connu un grand succès. C’était un homme étrange ; il parlait très mal français et Robert Hossein raconte qu’il aimait venir parler russe avec lui dans un café : Poliakoff s’exprimait très lentement, laissant tomber des silences entre chaque phrase et même chaque mots.

Tel qu’il était, tous les commentaires que les commissaires affichent sur les murs de l’exposition, témoignent d’une grande et profonde spiritualité que reflètent, paraît-il, ses tableaux. Et leur accrochage chronologique démontre, nous disent-ils, une évolution évidente de sa sensibilité.


Composition à la bande bleue, 1951

 

Je suis arrivé au musée d’Art Moderne avec curiosité, l’esprit ouvert, bien décidé à pénétrer moi aussi à travers la surface de ses tableaux, dans la profondeur de ce monde secret dont témoignent si bien ceux qui en ont découvert les chemins. Mais je n’ai pas réussi à voir autre chose que des taches de couleurs qui ne m’ont même pas semblé « éclater » particulièrement. Je n’ai pas ressenti la « vibration de la matière » et je n’ai pas trouvé le « mystérieux effet de profondeur qui en appelle (normalement) aux sens et à la contemplation ».
J’ai parcouru lentement et attentivement toutes les salles de l’exposition, mais je regrette de constater que je n’ai pas « participé à l’effet mystérieux provoqué par la vie sous-jacente de l’œuvre ».

Je publierai volontiers ici-même les témoignages de visiteurs à l’esprit peut-être plus mystiques que moi qui sauront dire qu’ils ont réussi à passer au-delà de la surface des tableaux et qu’ils ont ouvert les yeux à leur « lumière intérieure ». Mais je suis bien conscient qu’ils ne pourront rien en dire d'évident dans la mesure où ces tableaux sont, nous dit le titre de l’une des salles des « tableaux silencieux ».

 

Composition abstraite vers 1968

 

Voici encore le texte d’un des panneaux explicatifs qui aidera peut-être certains à comprendre... ce à quoi je suis, personnellement, resté hermétique :

« La qualité silencieuse des toiles de Poliakoff a été unanimement relevée par les commentateurs du peintre. Ce caractère sensoriel provient d’une lumière intérieure générée par la profondeur des tons, une vibration intense de la matière, des associations de couleurs inhabituelles.
Selon Poliakoff, "l’œuvre d’art doit participer de la forme organique, plastique, géométrique, mathématique et préhistorique". Cette synthèse naturelle de tout ce qui touche à la vie doit se retrouver dans un tableau achevé.
D’où ce rapport instinctif, substantiel et vital qui s’instaure avec le spectateur.
Celui-ci doit percevoir un mouvement au rythme ralenti se communiquant à toute la toile, ainsi qu’une matière animée. Cette œuvre trouve alors des équivalences profondes avec la peinture de Kazimir Malevitch ou de Mark Rothko. »

 

Forme, 1968

 

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