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Spiritualité des images


zaraga : Angel Zarraga : Ex-voto avec San Sebastian, 1912


Masculin / Masculin


l'homme nu dans l'art, de 1800 à nos jours

 

 

musée d'Orsay

jusqu’au 2 janvier 2014

 

Gilles Castelnau

 

24 septembre 2013

Les grandes expositions sont habituellement centrées sur un auteur (« Braque » au Grand Palais), sur une civilisation (« les Étrusques » au musée Maillol), sur un moment de la culture (« Désirs et volupté à l’époque victorienne » au musée Jacquemart-André).
L'exposition du musée d’Orsay amalgame tous les styles, tous les auteurs, tous les pays. En se focalisant ainsi sur la nudité masculine (en serait-il autrement si c’était la nudité féminine qui avait été choisie ?) et en clôturant l’exposition par quelques tableaux résolument sexuels et gay, une impression étrange s'en dégage.

M. Guy Cogeval, président du musée et co-commissaire de la manifestation nous en prévient dès le début de l’exposition :
« Le musée vous informe que certaines des œuvres présentées dans l'exposition sont susceptibles de heurter la sensibilité des visiteurs (et tout particulièrement du jeune public) »
Les femmes nues ne choquent personne, les hommes nus « heurtent notre sensibilité ».
Peut-être pas. La plupart de ces tableaux ou de ces statues ne nous orientent en rien vers un sensualisme sexuel ou une provocation gay.

 

Edward Burne-Jones, la Roue de la fortune, 1883

 

Ainsi « la Roue de la fortune », du préraphaélite Edward Burne-Jones, montre plutôt que l’homme dont la nudité représente la force et la santé est en réalité entraîné et écrasé par la roue de la fortune dans le désespoir de son impuissance. Néanmoins ce tableau participe de l’ambiance d’ensemble.

 

L’ Ex-voto avec San Sebastian du peintre mexicain Angel Zarraga placé ci-dessus en exergue ne représente théoriquement qu’un banal ex-voto dans le style symbolique apprécié à la Belle Époque. Évidemment l’adoratrice du saint est bien près de lui, mais elle a les yeux tout à fait baissés... Son visage reflète-t-il vraiment un sourire gourmand et ce tableau est-il alors, comme le dit Guy Cogeval « un des plus vénéneux de la peinture mexicaine » (« Connaissance des Arts » septembre 2013) ou est-ce l’atmosphère de la salle qui nous fait voir le mal ?

 

Pierre et Gilles, Hercule contre l’hydre de Lerne, 2006

 

Pierre et Gilles agacent plus d’un visiteur. Leurs hommes nus vraiment kitsch trouvent bien leur place dans cette exposition et contribuent à fournir une ambiance pleine d’humour et gaie (gay aussi direz-vous ?). Je doute néanmoins que « la sensibilité du jeune public » qui préoccupe – à tort ou à raison - M. Cogeval en soit heurtée. Ces photos repeintes ont plutôt l’allure des fameux jeux vidéos qui ont tellement de succès de nos jours.

 

 

Jean Delville, L’École de Platon, 1900

 

Cette immense toile clôture l’exposition. Il faut reconnaître que l’homosexualité qu’elle dégage tout à fait volontairement est parfaitement explicite. La Belle Époque était sans doute moins chatouilleuse et heurtée que la nôtre sur la question et d’ailleurs il est vrai que l’enseignement des philosophes grec était donné à de jeunes garçons plus proches les uns des autres que du beau sexe.
Il faut reconnaître que ce tableau fait partie de la collection permanente du musée et que les jeunes générations n’y trouvent pas à redire.

 

 

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