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Spiritualité des images

 

 

La vue de la cellule

du baron de Besenval

à la prison du Châtelet

 

Hubert Robert

1789

 

Musée du Louvre
tableau du mois
aile Richelieu, 2e étage, salle 18
jusqu’au 3 juin 2013

 

 

Gilles Castelnau

 

4 mai 2013

Pendant la Révolution, le baron de Besenval qui était, alors, commandant militaire de la place de Paris, a été brièvement emprisonné durant trois mois à la prison du Chatelet à Paris, puis relâché.

Ses conditions de détention n’ont pas été trop sévères : le tableau de sa cellule montre que sa fenêtre avait des rideaux et que son chien l’accompagnait. Il recevait des visites et notamment celle du peintre Hubert Robert qui a peint cette étonnante représentation de son environnement.

Le grand bâtiment du Chatelet - aujourd’hui détruit - se dressait au bord de la Seine.

 

détail du tableau

 

On peut reconnaître que la fenêtre de cette cellule ouvrait sur l’ouest, vers le pont Neuf et le dôme de la Monnaie. Le conservateur du Louvre Guillaume Faroult qui présente ce « tableau du mois », a identifié le bateau que l’on voit sur la Seine avec un « bateau à bains » pour la distraction des Parisiens.

Toute l’attention est focalisée sur la fenêtre ouverte sur le monde extérieur (sauf celle du chien qui, évidemment, n’a de regards que pour son maître !). A quoi peut-on en effet rêver lorsqu’on est derrière les barreaux, si ce n’est justement au monde qui est au-delà et qu’Hubert Robert a peint en couleurs ensoleillées qui tranchent sur la tristesse sombre de l’intérieur de la cellule.

Mais si le baron de Besenval avait la possibilité de regarder à l’extérieur, s’il était capable de partager la vision lumineuse que le peintre lui proposait par son tableau, s'il pouvait entrer dans son optimisme, s'il laissait le soleil qui éclaire ce Paris si bien connu briller aussi un peu à l’intérieur, c’est toute sa cellule, nous le voyons bien, qui s’en trouvait illuminée.

 

.

 

Quelques décennies plus tard le poète Paul Verlaine sera lui aussi en prison. Il partagera le même rêve lorsqu'il écrira :

Le ciel est, par-dessus le toit,

Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.
[…]

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là

Simple et tranquille.

Cette paisible rumeur-là

Vient de la ville.

 

.

 

On raconte qu’un malade à l’hôpital, nommé Michel, ne pouvait même pas se soulever pour regarder par la fenêtre mais son voisin de chambre lui décrivait avec vivacité et enthousiasme la vie du dehors : les fleurs et les oiseaux qui venaient picorer, les enfants qui jouaient et le soleil qui illuminait tout.

Michel en tirait beaucoup de plaisir et cette vie extérieure le régénérait.

Un jour le voisin fut emmené et Michel partagea sa frustration avec l’infirmière : personne ne lui décrivait plus la beauté du monde.

Mais celle-ci fut interloquée :

- « Mais votre voisin était aveugle, il ne pouvait rien voir. D’autant plus que la fenêtre ne donne que sur une courette minuscule et grise... ».
Le soleil et les couleurs n’existaient que dans son cœur.

 

 

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