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Spiritualité des images

 

Alfred Stevens, Femme à la fenêtre nourrissant des oiseaux, 1859

 

La collection

Marlene et Spencer Hays

 

 

Musée de Paris - Orsay

jusqu’au 18 août 2013

 

 

Gilles Castelnau

 

24 avril 2013

Marlene et Spencer Hays, de New-York, ont eu le coup de foudre pour la peinture française de la « Belle époque » et leur immense fortune leur a permis d’acquérir à Paris, à partir des années 1970 un ensemble magnifique de ces œuvres. La relation amicale que Guy Cogeval, président du musée d'Orsay entretient avec eux lui a permis d’obtenir de leur part le prêt de leur collection qui fait l’objet de cette belle exposition. Ce sont donc des tableaux français emportés aux États-Unis qui reviennent en France jusqu’au mois d’août prochain.

L’art français de la fin du XIXe siècle qui a séduit les Hays était celui des peintres académiques, pompiers, mondains. Ils savaient représenter la vie heureuse et tourbillonnante de la grande bourgeoisie.

 

James Tissot, la Sœur aînée, vers 1881

 

Le luxe et l’élégance de la jeune fille dont les dessins colorés de la robe s’harmonisent si bien avec la beauté de la façade de sa maison ne l’empêchent pas d’être songeuse et peut-être triste ou déçue de la vie, ainsi que sa petite sœur qui dort en suçant son pouce au lieu de jouer en ce milieu de journée.

 

Giovanni Boldini, Portrait du comte Constantin de Rasty

 

Son haut de forme insolemment incliné, son attitude désinvolte et sa moustache élégante révèlent sa prétention d’appartenir à une société ayant réussi. Ses yeux cernés et son visage tendu et hâve permettent d’en douter.
L’existence des « mondains » n’était en effet pas toujours souriante et les peintres nabis de cette époque qui se plaisaient à se nommer des « prophètes » (c’est le sens du terme hébreu nabi) en révélaient la spiritualité dans sa profondeur. Ainsi Edouard Vuillard, Bonnard, Vuillard, Maurice Denis, Redon, Tissot, largement représentés dans l’exposition.

Edouard Vuillard, les Couturières, 1890

 

Les nabis s’exerçaient à peindre en couleurs pures directement sorties de leurs tubes selon le précepte de leur fondateur Maurice Denis : « un tableau est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées »

Les Hays ont contourné tout le groupe des impressionnistes soit à cause du prix pharaonique que leurs toiles atteignent de nos jours, soit parce qu’on n’y trouve pas cette recherche psychologique et humaine qui fascinait les Hays.

 

Fernand Pelez, Grimaces et Misère : les saltimbanques, 1887-88

 

Curieusement tableau qui appartient au Petit Palais de Paris, a été placé ici en bonne place. La misère de ces pauvres enfants obligés à faire bonne figure au public suggère puissamment que la « belle époque » n’était certes pas belle pour tout le monde et que les soucis du comte de Rasty, étaient aussi largement ceux des défavorisés du temps.

 

 

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