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Saint Philippe de Jesus
prêt de la cathédrale métropolitaine de la ville de Mexico

 

Le Mexique au Louvre


chefs-d’œuvre de la Nouvelle Espagne XVIIe et XVIIIe siècles

 

Musée du Louvre

jusqu’au 3 juin 2013

Denon, 1er étage, salle espagnole
au bout de la grande Galerie, juste avant le pavillon de Flore

L'exposition est organisée par le musée du Louvre et le Fomento Cultural Banamex (Mexique)

 

Gilles Castelnau

9 mars 2013

Dans son tour du monde, le Louvre nous a fait connaître récemment la sculpture baroque ukrainienne de Johann Pinsel.
Il nous montre actuellement quelques tableaux américains du 19e siècle. (qui sont justement exposés immédiatement après la salle espagnole dans le pavillon de Flore).
Et c’est à l’art baroque du Mexique que nous initient maintenant les commissaires Guillaume Kientz, du musée du Louvre et Jonathan Brown de l’Institute of Fine Arts de New-York.

Dans la grande salle de l’art espagnol où se trouvent le Greco, Ribera, Zubaran et Juarez, on a mis ensemble dix tableaux mexicains et une statue. Dans leur colonisation de l’Amérique latine, les Espagnols sont restés attachés à l’art catholique de la Contre Réforme et, le soleil mexicain lui a donné une exubérance et une dimension stupéfiantes.

Dans tous les pays catholiques le baroque a voulu transmettre d’une part la grandeur, la magnificence et la puissance de l’Église que les protestants mettaient en question. La dimension tout à fait exceptionnelle des tableaux que nous voyons ici en est un aspect frappant.

D’autre part, es peintres baroques ont toujours voulu représenter l’importance et la sainteté des plus éminents représentants de l’Église.
La statue du franciscain mexicain Saint Philippe de Jésus (ci-dessus), martyrisé par les Japonais, exprime son mysticisme qui, à travers sa douleur même, lui permet une extase divine. Sa belle robe et son visage apaisé donnent aux fidèles un exemple de sa piété.

 

Cristobal de Villalpando, la Lactation de saint Dominique, 1684-1695
Mexico, église de Saint-Dominique

 

La sainteté et la ferveur exemplaire de saint Bernard avaient été reconnues par la Vierge elle-même qui avait abreuvé ce grand saint de quelques gouttes de son propre lait, faisant ainsi de lui le « frère de lait » de Jésus-Christ lui-même. Dans son enthousiasme, Cristobal attribue ce miracle à saint Dominique. La scène s’y déroule en public au vu et au su de l’immense foule des saintes, dont certaines sont même armées de lances.

 

Cristobal de Villalpando, le Très Doux Nom de Marie, 1690-1700

 

Le Père Simón de Rojas, de Valladolid, en Espagne, dans un grand enthousiasme de piété mariale, fonda au 16e siècle la Congrégation des Esclaves du Très Doux Nom de Marie. C’était, en effet, par une intervention spéciale de la Vierge que l’armée du roi de Pologne avait remporté une magnifique victoire sur le féroce sultan ottoman.

 

Évidemment la certitude exprimée dans ces tableaux de l’excellence unique du catholicisme romain ne fait guère de place à la compassion, la créativité dynamisante et l’esprit de fraternité humaine vécues par Jésus dans les évangiles. Chacun pensera ce qu’il voudra d’une telle religion.

On pourra même trouver que, dans son paganisme, l’art mexicain authentique exprimait une joie et un bonheur de vivre plus authentiques, que le Christ n’aurait peut-être pas désavoués.

 

Art huichol

 

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