Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français


Spiritualité des images

 



David Wilkie, les Parents de l’artiste

 


Le portrait des parents de l'artiste

 

1807

 

David Wilkie

1785-1841

 

Musée du Louvre
aile Denon, 1er étage, salle 32

 

Gilles Castelnau

 

3 octobre 2011

Guillaume Faroult a l’excellente idée de nous présenter comme « tableau du mois », cette petite œuvre du peintre écossais David Wilkie récemment acquise par le Louvre et qui est intéressante à maints égards. (Elle est désormais accrochée à son emplacement définitif).

- Le puritanisme protestant écossais caractérise ce couple. L’homme est pasteur. Son épouse et lui sont représentés devant la grosse bible qui est peut-être celle qui va être lue lors du culte et devant les deux coupes de communion (on ne dit pas des « calices ») que les fidèles vont se passer mutuellement en un geste recueilli et fraternel. Le pasteur laisse monter en lui et s’efforce de ressentir la présence secrète et forte de l’Esprit divin qui transcende son humanité, le libère de ses tensions intérieures, donne du poids aux paroles puissantes qu’il médite encore avant de les prononcer pour le plus grand bien de ses paroissiens, enfants de Dieu infidèles certes mais sauvés par la seule grâce de Dieu qui interdit tout orgueil comme toute forme d’humilité. Les protestants écossais, plus encore peut-être que ceux du Continent, sentent le poids de la responsabilité qu’ils ont de lire et de méditer personnellement ces textes sacrés.

Son épouse s’est habillée de son beau châle du dimanche et de son bonnet décoré d’une fleur. Ses vêtements manifestent l’importance de la cérémonie du culte mais ils ne sont pas luxueux car la vraie beauté est intérieure et il ne faut pas montrer une prétention qui ne serait pas de mise dans un temple pour quelqu’un qui se sait aimée de Dieu telle qu’elle est.

Elle accompagne son mari le pasteur et le soutient pas la pensée et par la foi mais son fils doit avoir été témoin de quelques confidences secrètes car il lui a peint un regard qui permet de supposer une évasion retenue de ses pensées qu’elle n’avouera pas à son mari et qui pèse peut-être en son âme ?

 

- Une tout autre atmosphère régnait alors sur le Continent. Les Anglais, et les Écossais encore bien davantage, regardaient sans comprendre les foules de l’Europe continentale qui se laisser entraîner par l’orgueil insensé de l’Empereur et la fascination de ses victoires dans le sang et la gloire.
Alors que David Wilkie représentait, comme le rappelle Guillaume Faroult, les scènes plaisantes d’une société paisible :

 

David Wilkie, les Politiciens de village (1806) 

David Wilkie, le Violoneux aveugle (1807)

 

Géricault enthousiasmait bien différemment la jeunesse de l’Empire :

 

Géricault, Officier de chasseurs à cheval de la garde impériale chargeant (1812)

 

et le grand David passionnait lui aussi les esprits pour un idéal magnifique :

 

David, serment de l’armée après la distribution des aigles (1810)

 

Mais David Wilkie se refusait, ainsi que sa nation à entrer dans cette grandeur sublime - ou cet idéalisme monstrueux - et c’est avec humour et dérision qu’il représentait l’annonce finale de cette mascarade en une toile qui connut « un succès considérable » dans Tout le Royaume Uni.

 

David Wilkie, les Pensionnaires de Chelsea lisant la gazette annonçant la victoire de Waterloo (1818)

 

David Wilkie a été un des peintres les plus populaires de Grande-Bretagne : élu à 26 ans membre de la prestigieuse Royal Academy, fait ensuite Chevalier et couvert de tous les honneurs.

 

 

Retour vers spiritualité des images
Vos commentaires et réactions

 

haut de la page

 

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.