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Spiritualité des images

 

 Renoir : Danse à la ville 1882-83


L’impressionnisme et la Mode

Paris, musée d'Orsay

jusqu’au 20 janvier 2013

au Metropolitan Museum of Art de New York
du 19 février au 27 mai 2013

à l’Art Institute de Chicago
du 29 juin au 22 septembre 2013


Gilles Castelnau

 

27 septembre 2012

 

Nous sommes dans les années 1880, c’est le début de la Troisième République, bourgeoise, riche, conservatrice, heureuse.

Cette magnifique exposition s’ouvre sur une quantité de gravures de mode, de publicités de l’époque et de modèles de robes empruntées notamment au palais Galliéra musée de la Mode de la ville de Paris et au musée des Arts décoratifs.

La grande puissance était surtout la publicité. Mouret en arrivait à dépenser par an trois cent mille francs de catalogues, d’annonces et d’affiches. Pour sa mise en vente des nouveautés d’été, il avait lancé deux cent mille catalogues, dont cinquante mille à l’étranger, traduits dans toutes les langues. Maintenant il les faisait illustrer de gravures, il les accompagnait même d’échantillons, collés sur les feuilles. Il professait que la femme est sans force contre la réclame, qu’elle finit fatalement par aller au bruit.

Emile Zola « Au Bonheur des Dames » 1883

 

James Tissot : Bord de mer, 1878

 

Les filles d’aujourd’hui, en jean et tea-shirt, se pressent devant les vitrines et s’interpellent enthousiastes et ravies devant leurs jeunes et élégantes arrières grand-mères !

 

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Albert Bartholomé : Madame Bartholomé dans la serre, 1881

 

Sans doute les Parisiennes sont femmes, mais elles sont plus femmes que toutes les autres femmes.

Emmeline Raymond. « La Mode et les Parisiennes » 1867

 

Ces belles dames ont manifestement fait la joie des peintres impressionnistes qui les ont beaucoup aimées. On a donc aussi le plaisir de voir ainsi regroupés les tableaux des plus grands artistes de l’époque.

 

Manet : La Femme au perroquet, 1866

 

Guy Cogeval, le nouveau président des musées d’Orsay et de l’Oangerie est commissaire de cette exposition de prestige en collaboration avec ses collèogues américains. Il s’est manifestement passionné à reconstituer de manière vivante, dans ces nombreuses salles, l’ambiance sophistiquée et magnifique des salons parisiens de l’époque faite non seulement de la corrélation de la mode et du regard impressionniste mais aussi des commentaires de philosophes de l’époque reproduites sur les murs.

 

Une femme en corset est un mensonge, une fiction, mais pour nous autres, cette fiction est mieux que la réalité.

Eugène Chapus : « Manuel de l’homme et de la femme comme il faut » : 1855

 

La mode des hommes et des « dandys » est dans une dernière salle

Le dandysme n’est même pas comme beaucoup de personnes peu réfléchies paraissent le croire, un goût immodéré de la toilette et de l’élégance matérielle. Ces choses ne sont pour le parfait dandy qu’un symbole de la supériorité aristocratique de son esprit. Aussi, à ses yeux, épris avant tout de distinction, la perfection de la toilette consiste-t-elle dans la simplicité absolue, qui est en effet la meilleure manière de se distinguer.

Charles Baudelaire. « Le Peintre de la vie moderne » 1863

 

Gustave Caillebotte : Portrait d’homme 1880

 

Cette plongée dans un monde incroyablement vivant, souriant, heureux, dynamique tranche sur notre société morose et angoissé, nos vêtements souvent sans forme et aux couleurs tristes. Certes, à l’époque, la misère du monde ouvrier était effroyable et l’inexistence des lois sociales d’une Assemblée Nationale terriblement réactionnaire la rendait sans espoir. Mais ce n’est pas ce versant de la société française que le musée d’Orsay nous fait découvrir. Il nous ouvre au monde du luxe et de la créativité. Pendant un moment, ne boudons pas notre plaisir.

 

 

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