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Roger Parmentier


un prophète qui comme Jésus
reste bienveillant envers ses ennemis

 

un témoignage d’Emile Mihière

« Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté » (Guy Béart)

 

publié dans Correspondance unitarienne

juillet 2012

 

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Roger Parmentier, articles et la Bible actualisée

 

 

28 juin 2012

Quand on écoute, quand on lit, quand on fréquente Roger Parmentier, on est obligé de réfléchir, de se poser des questions, voire de se remettre en question ; on l’aime ou on ne l’aime pas, mais il ne peut nous rester indifférent.

Je l’ai connu dans la région parisienne où nous oeuvrions tous les deux comme pasteur. Je savais qu’il avait soutenu les Juifs sous l’occupation allemande, et de même que, pendant son séjour en Algérie, il avait appris à respecter et aimer les musulmans. Au-delà des religions établies, des Eglises et des mouvements, il y a des hommes et des femmes qui veulent vivre un idéal de tolérance, de pacifisme, de justice et de fraternité. Tel est R. Parmentier.

Certains collègues se méfiaient de lui – et c’est encore vrai aujourd’hui - ; il « dérangeait » et, pour eux, mettait en danger « l’Institution ». Pourquoi ? C’est que R. Parmentier n’a jamais « digéré » le Symbole des apôtres. :
« Je ne peux plus croire que Jésus soit le Kurios Christos, qu’il soit né d’une vierge, qu’il ait été livré par son “Père” à une mort horrible, qu’il soit descendu aux enfers, ni qu’il soit ressuscité ou qu’il règne à la droite de Dieu en tant que deuxième personne de la Trinité. »
Telles sont les paroles mêmes de notre contestataire et l’on comprend que beaucoup de protestants – sans parler des catholiques et orthodoxes – qui sont encore attachés à tous ces dogmes n’admettent pas ses opinions.

Comme il n’existe pas chez les protestants réformés d’interdits ou d’excommunication, le suspect ou l’hérétique considéré comme tel est « mis au piquet », c’est-à-dire qu’on ne l’invite plus prêcher et qu’on ne parle surtout pas de ses ouvrages. Il faut dire que R. Parmentier est l’auteur d’une trentaine de livres dont le dernier – en quelque sorte son chant du cygne – est intitulé L’Invention du christianisme, avec comme sous-titre qui aurait horrifié et scandalisé Jésus.

Face à un tel homme qui parle aussi clairement que franchement, sans l’ombre d’un compromis, certains contradicteurs (je n’ose pas dire ses ennemis) peuvent se braquer – mais, lui, il est toujours resté vis-à-vis d’eux dans la bienveillance, dans la compréhension, j’allais dire dans l’amour si l’on peut employer ce terme de pasteur qui veut rester à l’écoute des contradicteurs. Il les a toujours respectés, et si parfois il les a appelés « Frères », ce n’est pas du chiqué. Il les a aimés tels qu’ils étaient, même lorsqu’ils lui ont manifesté une attitude hostile, malveillante, voire vindicative. Il accepte, mieux il recherche la discussion, tient compte des arguments ou des sensibilités différentes tout en défendant vigoureusement son point de vue. Il a été « Fair Play », mais il a demandé à juste titre qu’on soit de même avec lui.

Pour lui, Jésus, le prophète par excellence, s’est battu courageusement sur tous les fronts des possessions diaboliques, des misères, des détresses pour voler au secours des plus pauvres, des plus démunis et de quiconque l’appelait à l’aide. Il s’est heurté aux faux prophètes, au clergé hypocrite et rapace ; à l’idolâtrie de l’argent et du Pouvoir : il a été l’inspirateur d’un monde renversé où règnera la justice et la fraternité. Son témoignage, il l’a signé de son sang et comme l’écrivait Pascal : « Je crois volontiers les témoins qui se font égorger... ».

Dans ton Mas d’Azil, Roger, tu m’as fait songer aux vieux sages hindous dans leur retraite ou aux prophètes d’Israël dans le style d’Amos qui savent crier à temps et contre temps face aux puissants de l’époque, à leur risque et péril. Avec toi, je dis « Vive le christianisme de Jésus ». Je te salue et te redis mon amitié.

 

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