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Devenir soi et rechercher

le sens de sa propre vie


 

Marcel Légaut

1980

 

tranmis par Julian Mellado

pasteur à Madrid


 

30 juin 2015

La croyance en Dieu dispensait jadis de se poser question sur le sens de sa vie - Jadis la question du sens de sa vie ne se posait pas à l'homme comme maintenant. D'ordinaire, avant même que cette question apparaisse à son esprit, la réponse lui en était donnée par la religion, tant celle-ci avait encore de puissance sur lui et précisait par sa doctrine, d'une façon assurée qui paraissait suffisante à tous, ce qu'était l'homme à partir de ce qu'elle affirmait de Dieu. Dieu n'était-il pas le créateur, la cause de tous les phénomènes qui émerveillaient l'homme ou le terrorisaient, de tous les événements heureux ou malheureux ?


C'est ainsi que, dans son histoire, Israël voyait l'action de Yaweh, l'action de son Dieu, comme il l'appelait, auquel il se sentait lié par une alliance qui lui était particulière parmi les nations. Pour Israël ce n'était ni l'intelligence de ses chefs, ni la puissance de ses armes qui lui donnaient la victoire sur ses victimes, mais son Dieu lequel de la sorte le récompensait de sa fidélité. De même, Yaweh lui ménageait la défaite dans sa lutte contre ses agresseurs pour le punir de ses infidélités et pour le ramener de la sorte sur le droit chemin. Par sa qualité spirituelle, cette manière propre à Israël d'interpréter les événements était en avance sur son temps. Elle a certes besoin d'être profondément révisée de nos jours, non seulement à cause de son particularisme étroit, mais aussi en raison du développement extraordinaire des connaissances du réel que l'homme acquiert là où ses sens et sa raison lui en permettent l'accès. Cependant de telles conceptions, unanimement admises dans le passé, aux détails près d'applications propres à chaque milieu, restent encore vivantes à notre époque. A certaines heures qui nous portent aux frontières de la vie, en dépit des difficultés insurmontables que ces perspectives soulèvent maintenant, nous sommes encore viscéralement poussés à concevoir l'action de Dieu dans le Monde comme l'effet d'une omniscience et d'une omnipotence. Et ces deux perfections ne sont que de simples extrapolations, portées à la limite et sans autre changement de nature, des moyens dont l'homme use quand il dispose des ressources de connaissance et de puissance nécessaires pour gouverner. Ces manières de sentir et de dire ont des racines si profondes dans le cœur humain que rien ne pourra jamais tout à fait les en arracher, bien que désormais elles soient légitimement contestées, non seulement par la connaissance des lois qui règnent sur le Monde de la matière et de la vie, des lois non moins puissantes qui régissent les groupes humains au niveau des réalités sociales, économiques et politiques, mais aussi par la connaissance de ce qui dans l'intime de l'homme relève des disciplines scientifiques.

Désormais c'est en découvrant personnellement le sens de sa vie que l'homme peut faire l'approche du mystère de Dieu - Toutefois, si nous ne nous leurrons pas, en nous enfermant sous prétexte de foi dans une sorte de « schizophrénie », Dieu ne peut plus nous être présent et actif de cette façon. Même l'existence de Dieu n'est plus évidente comme elle l'était jadis. Aujourd'hui, nous ne pouvons plus juger que l'athéisme est nécessairement la conséquence de la folie ou de la perversion de l'esprit, ou encore de celle des mœurs... Tout au contraire, par un retournement «copernicien» des perspectives jadis unanimement professées et admises qui rendaient compte de l'existence de l'homme à partir de celle de Dieu conçue de manière anthropomorphique, il semble que nous sommes peu à peu conduits à penser que, hors du «panthéisme matérialiste », l'existence de Dieu ne pourra être réellement affirmée par nous - ce sera alors à l'issue d'une recherche personnelle, et non plus sous l'effet d'une pression collective - que si, au préalable, par maturation humaine, nous avons fait suffisamment l'approche du sens de notre vie.

 


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