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La Sainte Famille aujourd'hui

 

 

Julian Mellado

 

pasteur à Madrid


 

11 décembre 2013

Le bébé naquit en un temps où les droits de l’homme étaient bafoués, et encore plus ceux des enfants. La violence imprégnait toute la vie sociale. Le pouvoir politique de l’époque se complaisait en massacres et tortures.

L’enfant savait que des enfants avaient déjà été exterminés dans son village. Il en avait miraculeusement réchappé. Le tyran du lieu en était arrivé là parce que, dans sa paranoïa, il se sentait menacé. Il était bien facile en ces temps-là de s’en prendre à de simples villageois, à des paysans, qui s’efforçaient de vivre la plus dignement possible.

L’enfant, porteur d’espérance comme tout enfant, devait fuir toute cette horreur, échapper à cette violence. Ils furent amenés à se sauver, à vivre dans un pays étranger, en attendant que passe la folie des puissants... ou peut-être que meure le despote. Reviendraient-ils un jour dans leur village ? Devraient-ils définivement émigrer ailleurs ?

L’enfant s’appelle Ibrahim. C’est un de ceux qui a dû, avec sa famille, fuir l’horreur de la guerre civile en Syrie.

Le lecteur s'interrogera peut-être : le titre d'indique-t-il pas qu'il s'agit de la Sainte Famille ?

Mais c’est bien le cas. Car toute famille est sacrée et tout enfant est porteur d’espérance. Aujourd’hui, tout comme autrefois dans le village de Bethléem, ceux qui prétendent avoir tout pouvoir sur autrui tuent à leur tour des innocents : des enfants, des femmes et des hommes. Et ceux-ci doivent également s’enfuir et se réfugier où ils peuvent : dans la peur, l’isolement, la désespérance. Pour eux il n’y a pas de visite des rois mages. Il n’y a pour eux ni or, ni encens ni myrrhe. Ce qu’ils ont c’est la misère, et leurs seuls rois mages ce sont ces parents qui font l’impossible pour que survivent leurs enfants...

Nous ne pouvons oublier que ces enfants, porteurs d’espérance mais sans avenir, sont également nos propres enfants ! Ni que ces parents, ces innocents acculés au néant par l’arbitraire des puissants, sont aussi nos frères.

Le récit de l’Evangile dit : « d’Égypte j’ai appelé mon fils ». Il est question de « revenir ». Dans le cas d’Ibrahim, il s’agit d’être à nouveau traité avec respect ; de récupérer la dignité ; que renaisse l’espérance, le droit de grandir et de rêver... L’Évangile se refuse à donner raison aux Hérode du moment. Ceux-ci ne peuvent avoir le dernier mot ! C’est un cri que tous nous avons à lancer. Et nous devrions devenir de ces anges qui sauvent, ou de ces mages qui font des cadeaux.

C’est l’histoire de la famille, de toutes les Saintes Familles auxquelles on refuse le droit d’exister. Cette histoire ne nous interpelle-t-elle pas ?

 


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