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Le geste d'un jeune

        

 

 

José Antonio Pagola

prêtre catholique espagnol

 

traducteur Carlos Orduna, csv

 

 

24 juillet 2012

De tous les gestes posés par Jésus durant son activité prophétique, celui dont les communautés chrétiennes gardaient le plus fort souvenir était  sûrement un repas populaire  organisé par lui-même en pleine campagne, à proximité  du lac de Galilée. C’est le seul épisode recueilli par les quatre évangiles.
         Le contenu du récit est d’une grande richesse.  Suivant son habitude, l’évangile de Jean ne l’appelle pas « miracle » mais « signe ». Il veut nous inviter ainsi à ne pas nous arrêter sur les faits qui y sont relatés mais à découvrir, à partir de la foi, un sens plus profond.
         Jésus y occupe une place centrale. Personne ne lui demande d’intervenir. C’est lui-même qui voit la faim de toute cette multitude et pose le besoin de la nourrir. C’est émouvant  de savoir que Jésus nourrissait la foule non seulement avec la Bonne Nouvelle de Dieu, mais qu’il se souciait aussi de la faim de ses fils et de ses filles…
         Comment nourrir en pleine campagne une multitude si nombreuse? Les disciples ne voient aucune solution. Philippe dit qu’on ne peut pas penser à acheter du pain parce qu’ils n’ont pas assez d’argent. André pense que l’on pourrait partager ce que l’on a, mais qu’il n’y a qu’un garçon qui a cinq pains et deux poissons. Qu’est-ce que cela pour tant de monde ?
         Pour Jésus, cela est suffisant. Ce jeune-homme sans nom ni visage, va rendre possible ce qui paraît impossible. Sa disponibilité à partager tout ce qu’il a, est le chemin qui permettra de nourrir toutes ces personnes. Jésus fera le reste. Il prend dans ses mains les pains offerts par le jeune homme, il rend grâce à Dieu et il commence à les « partager » à tout le monde.
         La scène devient fascinante. Une multitude assise sur l’herbe  des champs, un jour de printemps, en train de partager un repas gratuit. Ce n’est pas un banquet de riches. Il n’y a ni vin ni viande. C’est le repas simple des gens qui habitent près du lac : du pain d’orge avec du poisson fumé, Un repas fraternel servi par Jésus à tout le monde grâce au geste généreux d’un jeune homme.
         Ce repas partagé était pour les premiers chrétiens un symbole attrayant de la communauté née de Jésus pour construire une humanité neuve et fraternelle. Cela leur rappelait en même temps l’eucharistie qu’ils célébraient le jour du Seigneur, pour se nourrir de l’Esprit et de la force de Jésus, le Pain vivant venu de Dieu.
Mais ils n’ont jamais oublié le geste du jeune homme. Si la faim existe dans le monde, ce n’est pas par manque d’aliments mais par manque de solidarité. Du pain, il y en a pour tous. Ce qui manque c’est la générosité pour  partager. Nous avons laissé la marche du monde entre les mains du pouvoir financier, nous avons peur de partager ce que nous avons et les gens meurent de faim à cause de notre égoïsme irrationnel.

 

 

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