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  Irons-nous au paradis ?

 

John S. Spong

 


22 mai 2010

Question

Quel est le sens de notre existence ? J’aimais trouver mon réconfort en pensant que les innocents qui menaient une vie misérable ne souffriraient plus après leur mort en un Paradis d’une sorte ou d’une autre. Maintenant que je comprends qu’il n’y a rien de tel je me bats pour essayer de comprendre quel est le sens de la vie des malheureux. Je veux vraiment croire qu’il y a plus en nous que des cellules matérielles. Que pensez-vous qu’il arrive à la mort ?

 

Réponse

Votre question n’est pas marginale. Elle est celle de notre vie. Il ne faut pas arrêter de se la poser.
Les religions, en Occident, enseignaient traditionnellement que Dieu est extérieur au monde mais que c’est pourtant lui qui donne son sens à notre vie et qu’il interviendra un jour dans le monde pour restaurer toutes choses. Cette conception de Dieu explique à la fois pourquoi nous ne supportons pas l’injustice du monde et pourquoi nous mettons notre espérance en l’au-delà plutôt qu’en cette vie-ci. Plusieurs raisons expliquent que ces idées ne fonctionnent plus.

Le Dieu du ciel était compréhensible tant que l’on se représentait la terre au centre d’un univers à plusieurs étages. De là-haut, il voyait évidemment tout, il enregistrait nos bonnes et nos mauvaises actions afin de nous punir ou nous récompenser à notre arrivée dans l’au-delà.
Depuis Copernic et Galilée (la terre et les planètes tournent autour du soleil. Note de GC) nous savons que l’univers n’est pas ainsi.

On parlait autrefois de Dieu comme d’un « Être », comme de « l’Être suprême » au pouvoir surnaturel qui intervenait pour nous dans l’histoire afin d’y accomplir sa volonté divine ou pour exaucer nos prières – qui étaient parfois très égoïstes et immatures.
Les travaux d’Isaac Newton (attraction universelle des planètes. Note de GC) ont contesté cette conception surnaturelle d’un monde plein de miracles et de magie.

On concevait l’homme comme un être créé spécialement à l’image de Dieu, pourvu d’une âme immortelle et « de peu inférieur aux anges ».
Mais lorsque Charles Darwin est apparu (hypothèse de l'évolution. Note de GC), il nous a définis comme « de peu supérieur aux singes ». Nous avons pris conscience que nous n’étions pas des anges déchus mais des animaux hautement développés, que notre ADN nous relie au plancton de l’océan, aux choux et aux chimpanzés.

On a donc commencé à se demander s’il y a un autre sens à la vie que son processus biologique qui est de naître, de grandir, de nous reproduire et de mourir. La foi change dans le monde moderne. L’Être suprême extérieur au monde pourrait bien n’être finalement qu’une étape de l’évolution humaine et le Dieu qui récompense et punit n’être que le Père céleste d’enfants immatures.

Je vous suggère de chercher Dieu au plus profond de vous-même plutôt que dans le ciel et de prendre conscience de la transcendance qui est en nous. C’est ainsi, me semble-t-il, que nous pouvons penser la vie après la mort.
C’est en tous cas ce que j’écris dans mon dernier livre Eternal Life: A New Vision (Un nouveau regard sur la vie éternelle).

 

Traduction Gilles Castelnau

 


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