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John S. Spong

 

Dieu

 

10 septembre 2009

Question

Pourriez-vous dire laquelle de vos « croyances » a la plus évolué ou grandi durant les dix dernières années ?

 

 

Réponse

Mes croyances sont toutes interdépendantes et il m’et difficile de répondre à votre question.
Je dirais comme un vieil évêque : « plus je vieillis, plus je suis croyant et moins j’ai de croyances ».

Pour essayer néanmoins de vous répondre, je dirais que c’est la manière dont je conçois Dieu qui a le plus changé.
Dieu ne m’apparaît plus comme une personne, un être, une entité. Il est plutôt une présence en laquelle, comme disait saint Paul, « nous avons la vie, le mouvement, et l'être » (Actes 17.28).
Le « vieil homme dans le ciel » a été la première image que l’on m’a donnée. Puis le « juge céleste » qui garde le registre de toutes nos fautes. Et enfin la « figure paternelle » qui demande mon adoration et dont je dois implorer la pitié.
Cette envahissante divinité céleste, extérieure au monde, a vu son image pâlir et de nouvelles conceptions ont surgi dans ma conscience.

Mais au fur et à mesure que ces anciens clichés jaunissaient, l’intensité de la présence de Dieu en moi demeurait forte et même se renforçait. Aujourd’hui je suis intoxiqué par Dieu, mais par un Dieu que je ne comprends plus de la même manière ni aussi précisément.
J’ai de la peine à trouver des mots assez forts pour exprimer ma foi en Dieu. Il est pour moi l’expérience de la transcendance, la source de la vie, la source de l’amour, le fondement de tout être.
Un expérience est évidemment bien différente d’un être que l’on peut décrire et définir de l’extérieur et qui pourrait rester extérieur. Dieu, pour  moi, représente la transcendance de toutes les limites, toutes les frontières humaines. Dieu, pour moi, est un appel à vivre pleinement, à aimer à cœur perdu et à vivre toutes mes possibilités.

Quant à Jésus, il est au cœur de mon expérience de Dieu. Il n’est pas celui qui aurait été envoyé pour mon sauveur, mon rédempteur, mon libérateur. Il n’est pas une déité cachée sous l’apparence d’un être humain, l’identité secrète de Dieu comme Clark Kent l’est pour Superman. Il est plutôt une présence de Dieu qui coule à travers moi et me permet d’être ouvert à la vie, l’amour et à l’être.

Je pense que je suis un mystique à cause de la manière dont je pense Dieu : j’ai dépassé tout langage, je suis devant un mystère dans un émerveillement respectueux. Il n’en était pas ainsi il y a dix ans.

Traduction Gilles Castelnau

 

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