Spiritualité
John
S. Spong
Une Église ouverte
L'Église Unie du Canada
21 mars 2009
J’ai été athée et maintenant je suis croyant. Je n’aurais jamais été athée si j’avais prêté plus d’attention à mon Église : l’Église Unie du Canada. J’avais une vue négative du christianisme à cause des Églises conservatrices. Plus tard j’ai découvert qu’il y avait des bonnes et des mauvaises choses dans les Églises luthérienne, catholique et anglicane...
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Je partage votre enthousiasme pour l’Église unie du Canada.
Elle est née dans les années 1920 d’une fusion de l’Église méthodiste et de l’Église presbytérienne. Le fait que, pour fusionner, ces Églises ont dû apprendre qu’il y avait davantage de force dans ce qu’elles avaient en commun que de faiblesse dans ce qui les séparait, leur a donné dans la suite une vision très ouverte sur le monde.
Déjà dans les années 1930, l’Église Unie du Canada décida d’admettre les femmes au ministère longtemps avant les autres : l’Église anglicane du Canada ne le fit que dans les années 1980. (note de GC : l'Église réformée de France le fit en 1965)
En 1988, elle déclara que nul ne pouvait être exclu du ministère en raison de son orientation sexuelle, ce dont l’Église anglicane était encore loin.
C’est elle qui décida de louer dans une galerie commerciale de la banlieue de Toronto,.un local qui servirait pour le culte du dimanche – toutes les autres activités paroissiales devant se tenir dans les habitations privées des paroissiens. L’atmosphère de cette galerie commerciale offrait la possibilité de célébrations nouvelles qui n’étaient pas sans provoquer des troubles avec les autres églises de la ville.
C’est dans l’Église Unie du Canada que la Rev. Gretta Vosper pasteur dans une banlieue de Toronto, devint une des personnalités les plus passionnantes - et controversées – du Canada. Elle y anime le Mouvement pour un Christianisme Progressiste et a publié le best-seller « With or Without God », qui ouvre des perspectives nouvelles pour le christianisme du 21e siècle.
Les conservateurs demandèrent son renvoi mais sa paroisse la soutenait et elle fut maintenue en place par les autorités de l’Église Unie du Canada.
L’Église Unie du Canada a développé et soutenu des centres de conférence dans tout le pays, de Tatamagouche en Nouvelle Écosse à Naramata en Colombie britannique, à Five Oaks dans l’Ontario et le Centre chrétien de Prairie à Fort Qu'ppelle au Saskatchewan.
C’est une Église qui soutient les recherches en musique contemporaine, qui promeut la recherche théologique moderne, la diversité culturelle. Elle se préoccupe de l’écologie, du développement durable, de l’instruction religieuse et des problèmes sociaux.
Elle m’a personnellement considérablement enrichi.
Traduction Gilles
Castelnau
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