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L'évêque J. Spong

Racines païennes du christianisme

 

 

Évêque John Spong

 

 

Question

 

 

20 octobre 2007
Dans le groupe de réflexion de l'Église épiscopalienne Saint-Marc (Raleigh, Caroline du Nord, États-Unis), nous avons étudié la Roue de l'année et les relations des croyances, coutumes et célébrations païennes avec le christianisme. En particulier, il existait à Rome en 200 av. J-C, une grande variété de cultes à mystères.

Des célébrations d'Attis et Cybèle se tenaient à l'endroit où se trouve aujourd'hui le Vatican. Attis et Cybèle mouraient et ressuscitaient après trois jours. La mère d'Attis était une vierge. Il était crucifié sur un arbre et ses fidèles mangeaient son corps et son sang était répandu pour renouveler la terre. Attis était à la fois victime sacrificielle et sauveur. Sa mort et sa résurrection étaient censées apporter le salut à l'humanité. Il est clair qu'Attis est un prototype du Christ.

Il apparaît que les Églises chrétiennes ont récupéré certains des rites du paganisme, suivant l'année solaire, le cycle lunaire, les dates des moissons et d'autres traditions comme Halloween.

Le calendrier des fêtes chrétiennes a-t-il dès lors encore un sens ? Pouvons-nous le conserver ? En quoi tout ceci change-t-il notre compréhension de Dieu, de Jésus et leur action dans le monde ? Et finalement, que peut-on en penser ?

 

 

Réponse de John Spong

 

Il est clair que lorsque le christianisme s'est développé hors de son cadre juif originel il s'est évidemment coulé dans la culture du monde méditerranéen.

C'est ainsi que les récits de la naissance virginale de Jésus n'ont pas été rédigés avant les années 90. Il y avait, en effet, quantité de récits de ce genre dans les religions païennes de l'Empire romain. Ils étaient évidemment mythologiques.

Le cannibalisme associé à la conception de l'eucharistie chrétienne, selon laquelle on mange le corps et le sang du sauveur est évidemment d'origine païenne.

La figure du héros mourant et ressuscitant se retrouve également dans de nombreuses sources païennes en relation avec la nature reprenant vie au printemps. C'est bien pourquoi la crucifixion de Jésus a été située au temps de Pâques, de sorte que la victoire sur la mort soit célébrée en même temps que celle de la nature.

Noël et Hanoukka sont tous deux reliés à la victoire du soleil sur l'obscurité et ont donc été situés au jour le plus court de l'année - tout au moins dans l'hémisphère nord.

Toutes les religions s'enracinent dans des traditions plus anciennes et il en est de même du christianisme.

C'est pourquoi ceux qui prennent à la lettre les récits des évangiles ne manifestent qu'une grande ignorance.

C'est aussi pourquoi la foi chrétienne exige une vie entière d'étude.

Mais rien de tout ceci ne met en cause fondamentalement le message chrétien que Dieu nous appelle à vivre et à aimer.

 

Traduction Gilles Castelnau

 

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